C'était par un soir du mois de septembre dernier, riche de ses 15 ans la jeune Rose Verolle, montée sur un âne
regagnait le chaume domestique à Fontenay-le-Pesnel. Derrière elle marchait à pied un nommé Etienne Pavy,
qu'elle connaissait peu.
Après avoir cheminé quelque temps, dans une partie isolée de la Campagne, Pavy engage Rose à descendre, quoique
surprise de l'invitation, elle s'y rendit, en Iui en demandant le motif : « c'est pour vous embrasser » répondit Pavy.
La jeune fille crut qu'il allait la quitter et qu'il ne demandait qu'un baiser d'adieu, et un tel baiser tire
si peu à conséquence qu'elle l'accorda sans difficulté.
Mais Pavy voulait davantage et il voulut user de violences envers la jeune Rose. Rose se défendit si bien et cria
si fort qu'elle tint Pavy en échec jusqu'au moment où quelques personnes attirées par les cris vinrent au secours
de la pauvrette. Pavy fut vu et reconnu, et sur les lieux tout attestait sa faute.
Arrêté peu de temps après, il prétexta un moment d'ivresse mais afin qu'à l'avenir il ne s'enivre pas, puisqu'en
cet état il s'oublie à un tel point, il fera 5 années de réclusion, précédées d'une heure d'exposition.
(Le Pilote du Calvados)
M. Vallerand-Lafosse, maire de Fontenay-le-Pesnel, d'accord avec le conseil municipal de sa commune, vient d'adopter,
pour engager ceux de ses administrés inscrits sur les contrôles de la garde nationale, à se pourvoir de
l'uniforme rural, un moyen sur lequel nous croyons devoir appeler l'attention des administrations des autres communes.
Le conseil a voté une somme de 50 fr. pour un prix qui sera décerné au tireur le plus adroit de la commune.
Les citoyens revêtus de la blouse gauloise, pourront seuls concourir pour ce prix. L'administration supérieure
s'est empressée de donner son assentiment à un emploi de fonds qui promet de si utiles résultats.
Nous ignorons encore quel est le jour fixe pour cette lutte d'adresse, mais nous aurons soin de faire connaître
plus tard le nom du vainqueur.
(Le Pilote du Calvados)
Hier vers midi, un nommé Le Sage, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, a reçu dans la poitrine un coup de pied de cheval,
dont il est mort quelques instants après.
Il se trouvait alors dans la cour du Collège, où il attendait son tour pour présenter ce cheval à l'inspection
des officiers de la remonte.
(Mémorial du Calvados)
Depuis quelques jours, l'état de l'atmosphère semblait nous annoncer que, chaque après-midi, un orage allait fondre sur nous,
mais toujours l'orage n'arrivait point, ou s'éloignait, ne laissant sur son passage que quelques gouttes d'eau
qui ne suffisaient point pour rafraîchir nos prairies desséchées.
Hier, sur les quatre heures, les symptômes étaient encore plus prononcés qu'à l'ordinaire. Bientôt le tonnerre se fit entendre,
et un orage, dont nous n'avons eu qu'une faible partie, a éclaté entre Bayeux et Caen. Toute la journée,
la chaleur avait été étouffante. La pluie continua jusqu'à 8 heures.
La foudre est tombée sur l'église de Fontenay-le-Pesnel, et a enlevé seulement quelques tuiles. Des ouvriers,
occupés à la couverture, étaient alors à dîner sous le portail, ils n'ont éprouvé aucun mal.
(Mémorial du Calvados)
Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie a éclaté vers minuit dans la commune de Fontenay-le-Pesnel,
sur une meule de blé entassée près de la ferme de Mlle Hobey Desgranges, et appartenant au sieur Friley, fermier.
Cette meule, qui était de 6 000 gerbes, a été totalement consumée, et c'est à grande peine et grâce aux efforts empressés
de tous les habitants de la commune de Fontenay et des communes voisines accourus sur le lieu du sinistre,
que l'on est parvenu à empêcher l'incendie de se communiquer au corps de ferme et aux habitations voisines de la ferme,
qui est considérable.
Une bergerie et une remise seulement ont été la proie des flammes, le feu s'y était jeté dès le premier moment
et avant que les secours eussent pu être régularisés.
On évalue à 6 000 fr. le dommage, heureusement les bâtiments et le blé étaient assurés. Ce sinistre est attribué à la malveillance.
M. Valierand de Lafosse, maire de Fontenay, nous adresse, à l'occasion de cet incendie, la lettre suivante :
Les habitants de Fontenay, désirant témoigner aux populations voisines leur reconnaissance pour l'empressement qu'hier elles ont mis à accourir à l'incendie qui s'est manifesté dans cette commune, m'engagent à vous écrire, pour vous prier de vouloir bien être leur interprète en cette circonstance. Car ce n'est que par la coopération active des habitants des communes du voisinage, jointe au dévouement de la population de Fontenay, que l'on a été assez heureux pour arrêter l'incendie et préserver ainsi une partie des habitations.
Nous devons des remerciements particuliers à la compagnie de pompiers de Tilly-sur-Seulles et à la brigade de gendarmerie de cette résidence, nous en devons aussi à M. le curé de Cheux et à son vicaire, pour le zèle qu'ils ont déployé dans cette fâcheuse occasion, en se mettant à la tête des travailleurs et en occupant les positions les plus dangereuses et les plus rapprochées du feu.
Agréez, Monsieur, etc...,Samedi dernier, vers les cinq heures, un accident bien fâcheux arriva à la voiture de Caumont en descendant la côte de Fontenay-le-Pesnel.
A la suite de plusieurs chaos occasionnés par des pierres qui se trouvaient sur la route, le timon de la voiture se brisa, dès lors la voiture fut entraînée sur la pente rapide où elle était, bientôt la mécanique cessa de fonctionner et la voiture versa. Le nommé Lecomte, qui en était conducteur, avait voulu, dès le commencement, sauter à terre pour éviter tout malheur, malheureusement il tomba et une des roues lui passa sur la jambe, des débris d'os ont été trouvés sur la route. Un soldat vétéran de la compagnie de cavalerie qui est à Caen, le nommé Renou-Marie, père de six enfants, eut la cuisse cassée. Plusieurs voyageurs reçurent des contusions, dont aucune cependant n'a de caractère grave. Le cavalier Renou voyageait en compagnie d'un maréchal-des-logis d'artillerie en remonte à Caen, dont nous regrettons de ne pouvoir citer le nom, qui s'est empressé de prendre un des chevaux de la voiture pour venir en toute hâte apporter cette triste nouvelle à Caen. Ce digne sous-officier a laissé avant de partir 30 francs à M. Hodan, aubergiste à Fontenay, pour qu'on prit les plus grands soins de Renou. A peine avait-on connaissance de ce malheur à la remonte qu'un officier et quatre soldats partaient en toute hâte pour aller chercher le nommé Renou. Ils repartaient de Fontenay à minuit pour le transporter à l'Hôtel-Dieu, où on lui a donné les soins les plus empressés. Disons que les 30 fr. ont été remis par M. Hodan au maréchal des logis.
Les médecins disent que ce vieux militaire ne boitera même pas, et nous assurons qu'il est aujourd'hui assez bien. La blessure du sieur Lecomte présente plus de gravité, on espère cependant qu'il ne faudra pas pratiquer l'amputation. Nous avons dit que ce malheur avait été occasionné par les pierres que les conducteurs placent derrière les roues de leurs voitures lorsqu'ils veulent, en montant une côte, s'arrêter pour faire prendre haleine à leurs chevaux.
Les cantonniers devraient, ce nous semble, enlever ces pierres lorsqu'ils les trouvent sur la route.
(Source : L’indicateur de Bayeux)
Le temps continue à être fâcheux pour certaines récoltes, notamment pour celle des petits foins dont une partie seulement,
dans le Bocage, a pu être rentrée avant les pluies, et pour les seigles.
Du reste, les alarmistes font, quant à l'état des céréales, le mal beaucoup plus grand qu'il n'est réellement.
Il est vrai que dans quelques parties de la plaine les blés les plus forts sont versés, mais comme le grain était bien formé,
bien nourri dans l'épi quand le mauvais temps est survenu, il ne faut pas dire que les blés versés sont avariés. Loin delà,
si d'ici quelques jours, ainsi que différentes observations permettent de l'espérer, le temps se répare, nul doute que
le mal aussi sera en très grande partie réparé.
Il y a deux ans, nous croyons utile de rappeler cette circonstance, les alarmistes contribuèrent plus que les orages à faire
monter le prix des céréales, et à soulever des désordres sur plusieurs points des départements. La plupart des journaux,
trouvant dans le récit des dégâts occasionnés aux campagnes, l'occasion de faire des articles à effet, et ne calculant pas
les conséquences de leurs amplifications, furent en grande partie cause du prix élevé des denrées de première nécessité.
Cette année encore, la spéculation ne manquera pas de s'emparer de tout ce qui lui paraîtra de nature à inquiéter les esprits,
et à cet effet de grossir le mal déjà grossi le plus souvent en arrivant aux feuilles publiques.
(Le Pilote du Calvados)
Tout récemment, M. Roussel dit Lambert, marchand à Caumont qui, pour rejoindre plus vite des marchandises qu'il avait sur
la route de Caen, était monté sur la voiture du sieur Gournay, poulailler. Il est tombé à Fontenay-le-Pesnel, à la renverse
sur le crâne qu'il s'est horriblement fracassé. Aujourd'hui ce malheureux généralement estimé, est dans un délire complet et
son état laisse de grandes craintes pour ses jours.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)
Indépendamment de sept ou huit arbres qu'il a renversés sur le Grand-Cours, l'ouragan de la semaine dernière a fait tomber
un des pilastres de la grille du Collège royal, du côté du parc, et roulé, en les détachant, quelques-unes des larges plaques
de zinc qui se trouvent sur la toiture du cabinet d'histoire naturelle.
Il serait impossible d'énumérer toutes les réparations auxquelles a donné lieu cette tempête, et tous les ravages qu'elle a causés !
Ces jours derniers, pendant les orages qui ont passé sur nos contrées, le tonnerre est tombé au milieu de la route de Condé à Harcourt,
presqu'à la tête du cheval d'un voiturier, mais sans causer aucun accident. La violence du vent a culbuté et déraciné même
bon nombre d'arbres fruitiers et forestiers.
La foudre est tombée mardi dernier, à Fontenay-le-Pesnel, elle a renversé et brisé en éclats un arbre situé vis-à-vis
l'auberge du sieur Hodan, dont plusieurs vitres ont été réduites en poussière au même moment.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)
Dans la nuit de dimanche à lundi, un violent incendie a consumé un bâtiment de 60 mètres de longueur, dépendant d'un corps de ferme,
situé en la commune de Fontenay-le-Pesnel.
On attribue ce sinistre à la malveillance, M. le juge de paix de Tilly a immédiatement procédé à une enquête.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)
Présidence de M. Lemenuet de la Jugannière. Audience du 5 août.
Vers la fin de l'année dernière, plusieurs vols d'objets mobiliers et d'ustensiles de ménage furent commis sur divers
points de l'arrondissement de Bayeux. Les auteurs de ce crime, les nommés Jean-Baptiste Emile Leprivey, âgé de 21 ans,
domestique, né à Cormolain et demeurant à Foulognes, et François-Adolphe Vincent, âgé de 52 ans, marchand d'allumettes,
demeurant à Fontenay-le-Pesnel, déjà plusieurs fois repris de justice, subiront chacun la peine de 12 ans de
travaux forcés.
(Source : Le Journal de Honfleur)
Présidence de M. Lemenuet de la Jugannière. Audience du 7 septembre.
Fontaine ( Jacques-François ), âgé de 25 ans, domestique, né à Saint-Jean-des-Essartiers, demeurant à Fontenay-le-Pesnel,
convaincu d'avoir, 1° dans la soirée du 19 mars dernier, à Hottot-les-Bagues, volé à l'aide d'escalade, des objets d'habilement
au préjudice du sieur Guilbert, cultivateur ; 2° au mois de mai, à Fontenay-le-Pesnel, soustrait frauduleusement une pièce de toile
appartenant au sieur Hépiègne, chez lequel il était alors employé comme domestique, expiera ces deux crimes par
huit années de travaux forcés.
(Source : Le journal de Honfleur)
Mercredi, vers 8 heures 1/2 du soir, M. H......, qui se rendait à pied de Caen à Fontenay-le-Pesnel, vit passer, à moitié chemin de cette commune à la Guinguette, un cabriolet lancé à fond de train. Une femme en tomba et resta accrochée au marche-pied par un des cerceaux de sa crinoline. M. H......., s’élança au devant du cheval pour l'arrêter, mais il s'aperçut qu'il n'avait pas de bride, il chercha alors à dégager la malheureuse femme, et il y parvint non sans peine. Elle était dans un état affreux couvert de sang et près de suffoquer. Pendant que M. H....... prodiguait des soins à cette femme, arrivèrent successivement le mari et la sœur de cette dernière, blessés ou contusionnés, qui la conduisirent au hameau de La Guinguette. On sut bientôt que ces personnes s'étaient arrêtées à Fontenay pour faire manger l'avoine au cheval, et que ce dernier qui n'était pas attaché, s'était emporté tout-à-coup, traînant dans la voiture la femme qui avait eu l'imprudence de ne pas descendre. M. H....... trouva sur la route un couteau et deux clés qu'il présume appartenir à la dame qu'il a secourue. Comme il ne connaît ni son nom ni sa demeure, il a déposé ces objets dans nos bureaux, où ils sont à la disposition de ceux qui viendront les réclamer.
Si nous sommes heureux de faire connaître le dévouement dont M. H....... a fait preuve dans cette circonstance,
c'est pour nous aussi un devoir de signaler l'incroyable indifférence d'une personne dont nous ignorons le nom, et qui,
passant sur la route, seul dans un cabriolet, au moment de l'accident, a refusé de prendre avec elle l'infortunée qui
se trouvait loin de toute habitation et de tout secours.
(L’Ordre et la Liberté)
M. le ministre de l'instruction publique, sur la demande de M. le préfet du Calvados, a accordé un secours de 4 000 fr.
à la commune de Fontenay-le-Pesnel pour la construction d'une maison destinée à recevoir une école de garçons et une école de filles.
Une somme de 120 fr., à prendre sur cette subvention, sera affectée à l'achat de deux bibliothèques-armoires.
(L’Ordre et la Liberté)
M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-après désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir,
dans leurs communes respectives à savoir :
MM. Dumont à Fontenay-le-Pesnel ; Lerat, à Bricqueville ; Vidal, frère Abias-Marie à Bayeux ; Mmes Huet à Dozulé ;
Haulard, à Cahagnes ; Youf à Bures.
(arrondissement de Vire)
M. le Préfet du Calvados, sur la proposition de M. l'inspecteur d'académie, a accordé aux écoles primaires un congé du samedi 30 décembre au jeudi 4 janvier inclusivement.
Une bonne femme qui a une rude chance, c'est la mère Boitrop, de Fontenay-le-Pesnel.
La semaine dernière, s'étant trouvée, après boire, trop faible pour regagner sa demeure,
elle se laissa choir dans un fossé de la grande route.
Elle était là depuis un certain temps, et y serait peut-être encore, si les gendarmes de Tilly, en tournée de ce côté,
ne l'eussent ramassée et déposée à la maison d'arrêt pour lui donner le temps de cuver son vin.
La mère Boitrop, au bout d'un certain temps, recouvrit ses sens, puis se sentant quelque peu altérée, et se croyant dans son taudis,
elle en chercha la porte pour aller acheter une pinte.
Mais, quand la bonne femme s'aperçut qu'elle était sous clef, elle se mit à hurler jusqu'à ce que les gendarmes vinssent lui rendre la liberté.
Mme Boitrop n'est pas trop honteuse de son aventure, et quand on lui reproche d'avoir été en prison, elle répond :
— Oui, mais c'hest por l'bon motif !
Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.
Pour travaux à leurs églises, les communes ci-après ont reçu : Canteloup, 1.000 fr. ; Fontenay-le-Pesnel, 6.000 fr. ; Ouézy, 1.500 fr. ; Vieux, 5.000 fr. ; Cossesseville, 2.000fr. ; Ammeville, 2.000 fr.
Lundi soir, la population de Fontenay-le-Pesnel a été mise en émoi par les cris suivants :
— "Ah! mon Dieu ! Seigneur ! faut-y... François à man s'cours.... François tire mé d'la !..."
C'était la mère Boistro qui parlait ainsi, pour bien s'assurer qu'elle n'était point morte. Car se trouvant, après boire, devant la porte du cimetière, ne s'était-elle pas figuré, en apercevant les tombes, qu'on la conduisait à sa dernière demeure. Quelques personnes charitables parvinrent heureusement, non sans peine, à remettra la bonne femme sur pied et à la rassurer.
— "Ah ! m’zéfants, soupirait-elle, j'créyais bien qu'c'était fini, et qu'javais bu ma dernière goutte.... Ah ! por m'remettre faut co qu'j'en prenne por un sou."
Mais je crois bien que la mère Boistro en prît pour deux, car trois jours après cette aventure, on la ramassait, plus ivre que jamais, dans le milieu du chemin.
On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.
Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.
Voici de nouveaux détails sur le vol de blé qui a été commis à Fontenay-le-Pesnel et qui a valu à son auteur un coup de fusil dans les jambes. M. Larue, maire de Fontenay, avait fait venir les gendarmes ce soir-là. Ils avaient veillé jusqu'à deux heures du matin. Ils venaient de partir lorsqu'ils entendirent un coup de fusil qui les fit revenir sur leurs pas. Voici ce qui s'était passé : M. Larue était resté embusqué après leur absence. Le nommé Malbour pénétra dans le grenier avec une femme qui l'accompagnait. La femme sortit d'abord avec une poche de grain, l'homme sortit ensuite et reçut le coup de fusil, qui fut tiré à dessein dans les jambes. C'est un fermier du voisinage. La femme a été arrêtée le lendemain.
Le 18 avril, vers minuit et demi, un incendie a éclaté à Fonlenay-le-Pesnel, dans des bâtiments occupés par les sieurs Benoist, Ferber, Aubertin, Vitard, Marie, et appartenant au sieur Benoist. Maisons d'habitation, granges, charretterie, tout a été détruit, ainsi qu'une partie du mobilier. La perte s'élève à 2 890 fr., les immeubles sont assurés. La cause du sinistre est inconnue.
Depuis de longues années, la maison de la veuve Guérard, de Fontenay-le-Pesnel, était hantée par des esprits qui venaient y faire un sabbat du diable, surtout du côté de la basse-cour. N'y pouvant plus tenir, la pauvre vieille résolut de faire exorciser son logis, mais comme le curé ne tenait nullement à venir appréhender le diable au collet, un gendarme se chargea de la besogne. Sabre en main, en guise de goupillon, il s'avance hardiment vers l'appartement enchanté et tout haut crie : « Qui vive ! ». Mais l'esprit, pas trop bête, avait déguerpi, en ayant la maladresse de hisser sur place une blague à tabac. « Tiens ! dit le gendarme, un esprit qui fume du tabac, c'est drôle, s'il sentait le roussi, j'comprendrais mieux cela... ». Il va sans dire que, muni de cette pièce à conviction, le gendarme ne tarda pas à découvrir l'antre ténébreux où se retirait l'esprit propriétaire de la blague. C'est un tailleur de pierres de Fontenay, qui aura bientôt à rendre compte, en police correctionnelle, de ses visites nocturnes au poulailler de la veuve Guérard.
Le ministre a accordé à Frénouville, pour réparations de l'église et du presbytère, 800 fr. ; à Fontenay-le-Pesnel, pour travaux à l'église, 2 000 fr. ; au Pré-d'Auge, pour restauration à l'église, 2 000 fr. ; à La Lande-Vaumont, pour construction du clocher de l'église, 800 fr. ; à Truttemer-le-Petit, pour reconstruction de l'église. 2 000 fr.
Un secours de 1 300 fr. a été accordé à la commune de Fontenay-le-Pesnel, pour la construction d'une école de garçons et d'une école de filles. Il a été accordé à la commune de Neuilly-le-Malherbe un dernier secours de 600 fr. pour l'aider à payer la réparation de l'église et du presbytère.
Dimanche dernier, dans la soirée, le sieur Paul Duval, cultivateur à Longraye, revenait de Caen, de la foire aux chevaux. Arrivé à Fontenay-le-Pesnel, il eut l'idée de descendre de voiture pour donner de l'avoine à sa jument. La bête s’emporta et renversa son maître qui passa sous une des roues de la voiture. Grièvement blessé, le malheureux cultivateur put être transporté à Longraye, où, une demi-heure après, il expirait. Il était âge de 63 ans.
Léonce Flambard, 32 ans, domestique à Fontenay-le-Pesnel, avait bu toute la journée avec un ami. Sous l'empire d'une idée d'ivrogne, il dit à son compagnon de lui prêter sa montre pour une heure, il la garda toute la nuit et ne songea à la rendre que le lendemain. Mais il était trop tard, plainte avait été portée et procès-verbal dressé. Le parquet aurait bien pu se dispenser de poursuivre. C'est ce qu'a pensé le tribunal, car il a acquitté le pauvre domestique.
Lundi, François Feugères, 61 ans, journalier à Fontenay-le-Pesnel, a été trouvé pendu à une poutre de sa maison.
Feugères buvait beaucoup et on suppose que c'est étant en état d'ivresse que l'idée du suicide lui est venue, attendu
qu'il gagnait largement sa vie.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Un incendie a éclaté au domicile du sieur Albert Friley, journalier à Fontenay-le-Pesnel, et a détruit un corps de bâtiment.
Pertes, 3 000 fr. pour les immeubles, et 1 200 fr. pour les récoltes et les objets mobiliers.
Le tout assuré.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Les propriétaires de chevaux, juments, mulets et mules devront se présenter a la mairie de leur commune avant le 1er janvier
pour faire la déclaration des animaux qui sont en leur possession, sans aucune distinction, et en indiquer l'âge et le signalement.
Il leur sera donné récépissé de cette déclaration. La loi punit d'une amende de 25 fr. à 1,000 fr.
le défaut de déclaration.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Il y a une quinzaine de jours, dans la soirée, un sieur Lebreton, journalier à Fontenay-le-Pesnel, s'en revenait chez lui,
lorsque, à moitié de la côte de Juvigny, il fut renversé par une voiture non éclairée qui descendait à fond de train.
Le conducteur de la voiture, M. Gaultier, qui habite Tilly, fit transporter le blessé à Fontenay.
Ce n'est que deux jours après cet accident que le médecin fut appelé à donner des soins au malade, mais ce fut inutilement,
car Lebreton est mort sans avoir repris connaissance.
(Le Bonhomme Normand)
La semaine dernière, M. Benoist, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel, visitant une de ses pièces de terre,
découvrit le cadavre d'un individu étranger à la contrée, dont la tête était presque entièrement mangée
par des animaux où des corbeaux. Ce cadavre est celui du nommé Jules Combaux, 54 ans,
demeurant à Caen.
(Le Bonhomme Normand)
Les orages se succèdent en France sans interruption. En Normandie, il n'y a eu que des dégâts matériels.
Cependant, un cheval a été tué par la foudre à Fontenay-le-Pesnel, à Caen, le tonnerre est tombé sur
les églises Saint-Pierre et Saint-Sauveur et sur d'autres points.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Ont été nommés : MM. Pierre Binet, ingénieur civil à Caen ; Henri Costard, fermier à, St-Martin-de-la-Lieue ;
Larue, maire de Fontenay-le-Pesnel ; Laverge, cultivateur à St-Contest ; Ledoux, arboriculteur à Blangy-le-Château ;
Ménard, maire de Croisilles ; Pilier, maire de Saint-Aubin-sur-Mer ; Ruffier, cultivateur à Ammeville.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Dimanche, le nommé Adrien Fougis, 57 ans, jardinier à Fontenay-le-Pesnel, a été arrêté sous l'inculpation d'attentat
à la pudeur sur trois petites filles de cette localité.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Adrien Fougis, jardinier, est âgé de 37 ans, Il était au service de Mme de Bauchamps, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel.
Sous prétexte de leur donner des fleurs, il attirait des fillettes de 11, 12 et 13 ans. Sans abuser de ces enfants,
il les poussait à des actes qui ont dû leur ouvrir largement l'imagination.
Poursuivi pour outrage à la pudeur, Fougis a été condamné à huit mois de prison.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Un incendie considérable s'est déclaré à Fontenay-le-Pesnel, à la ferme de M. Désobeaux. Tous les bâtiments ont été la proie des flammes.
Les secours ne sont arrivés que tardivement et la pompe de Fontenay était seule à combattre l'incendie avec des tuyaux en mauvais état.
Le feu a été mis par un enfant de six ans, pupille du fermier, qui jouait avec des allumettes dans l'écurie.
Pertes : 20 000 francs ; il y a assurance.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Le sieur Gustave Dumont, qui travailla dans une carrière à chaux à Fontenay-Ie-Pesnel, a été surpris par un éboulement.
Relevé avec les deux jambes broyées et des contusions internes, le malheureux a succombé deux heures après.
(Source : Le Bonhomme Normand)
On a retiré de la Seulles, à Fontenay-le-Pesnel, le cadavre d'un individu de 50 ans. Plusieurs personnes ont rencontré le long de la rivière cet homme qui se cachait à leur vue. Aucune trace de violence n'a été relevée sur le corps.
Le cadavre présumé du sieur Alfred Dulong, 21 ans, garçon boulanger, ayant demeuré à Lisieux, a été découvert dans
la rivière la Touques, à Pierrefitte.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Le feu a réduit en cendres une meule contenant 11 000 gerbes de blé, 2 000 d'avoine et 1 500 d'orge, appartenant au sieur Georges Fouquet, fermier à Petiville, près Troarn. On a trouvé, sur le lieu du sinistre, un gant de peau. L'incendie a dû prendre a un tas de râtelures qui se trouvait près de la meule et y aura communiqué le feu. Pertes 14 500 fr. Assuré pour 12 000 seulement.
Un incendie dont les causes sont inconnus s'est déclaré le 11 avril, vers 9 heures du matin, dans un bâtiment à usage de grange et hangar, appartenant à M. Albert Hamelin, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, hameau des Hauts-Vents. Trois veaux qui se trouvaient sous le hangar ont pu être sauvés, mais une voiture à gerbes, un tonneau vide, une certaine quantité de bois de débit et 60 bottes de paille, ainsi que le bâtiment, qui mesurait 10 mètres de long sur 6 m. 50 de large, ont été détruits, malgré les efforts de M. Hamelin, de son personnel et des voisins.
M. Daudet, commissaire de police du premier arrondissement, à Caen, a dressé procès-verbal contre la nommée Henriette Mauger,
veuve Dieudonné, 42 ans, débitante de boissons et logeuse en garnis, à Caen, rue St-Jean, 195, pour avoir habituellement,
excité et favorisé la débauche de jeunes filles mineures de 18 ans.
Procès-verbal a été dressé contre la nommée Augustine Marie, 36 ans, journalière à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles,
pour excitation de mineurs à la débauche.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Le lendemain, nouvelle: agression, à 8 heures du soir, sur la route, près Fontenay-le-Pésnel.
Revenant en voiture de Grainville-sur-Odon, le sieur Eléonore Regnault, 62 ans, cultivateur à Audrieu, a été attaqué par quatre individus
qui l'ont renversé, bâillonné et conduit dans un champ, où ils l'ont fouillé. Leur butin a été maigre, car ils n'ont trouvé sur le sieur
Regnault qu'un mouchoir, un couteau, un paquet de tabac et une pièce de dix sous. Les malfaiteurs ont pris la fuite dans la direction de
Bretteville-Tessel, sans avoir pu être reconnus, On croit que de sont les mêmes malfaiteurs qui opèrent dans la contrée, terrorisée par
toutes ces agressions. L'un des agresseurs serait Louis Morin, l’un des évadés de la prison de Caen, aujourd’hui sous les verrous,
ainsi que son compagnon d'évasion.
(Source : Le Bonhomme Normand)
La fille Marie Guérin, 36 ans, servante à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, s'est asphyxiée à l'aide d'un réchaud de charbon.
On ignoré les motifs qui ont poussé la malheureuse à se donner la mort.
(Source : Le Bonhomme Normand)
On nous écrit de Fontenay-le-Pesnel, près Tilly, que le sieur Chatel, 65 ans, serait mort des coups que lui auraient portés le soir, sur la route, deux individus restés inconnus. On dit qu'un richard de l'endroit aurait refusé une botte de paille pour y déposer la victime de cette lâche et inqualifiable agression.
Ces jours-ci, deux jeunes gens de Soliers, près Caen, qui filetaient aux alouettes, ont été attaqués par deux individus, fileteurs aussi,
qui, sans motif, se ruèrent sur eux, les assommèrent à moitié à coups de bâton et s'emparèrent de leur filet.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Le sieur Charles Lepleux, 76 ans, journalier à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, est disparu depuis le 26 janvier du domicile de son fils Eugène, journalier chez lequel il demeurait. On ne sait ce qu'il est-devenu.
Le sieur Émile Dechan, 45 ans, ouvrier jardinier, domicilié route de Ouistreham à Caen, est disparu de son domicile depuis
le 20 janvier dernier. Il est Veuf et vivait seul.
(Source : Le Bonhomme Normand)
M. Lucien Mulot, 40 ans, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, venait de se coucher, l'autre soir, lorsqu'il entendit ses chiens aboyer. Il se leva et, pensant que c'étaient des renards qui venaient rôder par là, il prit son fusil et sortit dans la cour, mais il aperçut, sous un hangar, deux hommes s'éclairant d'une lampe électrique de poche. Il les mit aussitôt en joue en leur criant : « Déshabillez-vous ou je tire ! ». L'un d'eux se mettait en mesure d'obéir à l'injonction quand l'autre s'élança sur M. Mulot et tenta de le désarmer, son compagnon accourut aussitôt à la rescousse. M. Mulot appela au secours; mais l'un des agresseurs sortit un couteau et en porta un coup violent au cultivateur, qui eut l'artère du bras gauche tranchée. Pourtant les cris de M. Mulot avaient été entendus et plusieurs et personnes accouraient à son secours. Les malfaiteurs s'enfuirent. Cependant M. Mulot perdait son sang en abondance, et un médecin, appelé en toute hâte, ordonna son transport d'urgence dans une clinique de Caen ou, malgré tous les soins, il tarda pas à succomber. On sut bientôt quels étaient les coupables, dont l’un d’ailleurs, celui qui avait frappé, Edmond Féron, 20 ans, avait été reconnu par sa victime. L'autre est un nommé Ernest Asthasie, 29 ans. Tous deux sont originaires de Fontenay-le-Pesnel, ils étaient en permission de sept jours. Anasthasie a avoué être venu, avec Féron chez M. Mulot, pour y voler une poule. Féron, ni tout. Les deux agresseurs ont été amenés à Caen.
M. Lucien Mulot, 40 ans, cultivateur dans cette commune du canton de Tilly-sur-Seulles, a été assailli, par des maraudeurs. Il a été tué par l'un d'eux, d'un coup de couteau. Le meurtrier, Edmond Féron, 22 ans, zouave en permission, chez ses parents débitants à Fontenay-le-Pesnel, a été arrêté par la gendarmerie, ainsi que son complice, Ernest Asthasie, caporal d'infanterie, en permission, au même lieu.
Deux soldats permissionnaires, habitants du pays, le soldat Féron et le caporal Asthasie, ce dernier deux fois blessé et décoré de la croix de guerre, étaient allés de concert pour voler des poules dans la basse-cour d'un sieur Mulot, cultivateur, très honorablement connu. L'alarme donnée par des chiens, ce dernier s'était armé de son fusil et avait surpris les deux chapardeurs c'est alors que Féron, qu'il avait eu à son service avant la guerre, s'était jeté sur lui, le couteau levé. Aidé de son camarade Asthasie, le meurtrier eut vite fait de terrasser le malheureux cultivateur qu'il frappa d'un coup de couteau mortel, un jour et demi plus tard, la victime expirait. C'est à raison de ces faits que Féron et Asthasie comparaissaient ces jours derniers devant le Conseil de guerre de la 3e région, à Rouen. Après une énergique défense des avocats désignés d'office dans cette lourde affaire, le Conseil de guerre a admis la question subsidiaire de coups mortels et accordé les circonstances atténuantes, condamnant en conséquence Féron à 20 ans de travaux forcés et Asthasie à 10 ans de réclusion.
On n'a pas oublié les circonstances du drame dont, il y a quelques mois, la commune de Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, fut le théâtre. Deux soldats permissionnaires, Asthasie et Féron, étaient venus pour voler des poules chez M. Milot, cultivateur à Fontenay, au service duquel Féron avait été avant la guerre. M. Milot, pensant avoir affaire à des renards, s'était muni d'un fusil. Apercevant alors les deux hommes, le cultivateur leur cria : « Déshabillez vous ou je tire ! » Asthasie obéit à l'injonction, mais Féron bondit sur M. Mulot et le frappa d'un coup de couteau. Le surlendemain, le blessé succombait. Les deux militaires ont comparu, ces jours derniers, devant le Conseil de guerre de Rouen. Féron a été condamné à vingt ans de travaux forcés ; Asthasie, qui a été blessé deux fois et est décoré de la Croix de guerre, s'est vu infliger dix ans de réclusion.
Tout homme de 16 à 60 ans, non présent sous les drapeaux, est tenu de faire sa déclaration à la mairie de la commune où il se trouvera dans la nuit du 7 au 8 Juillet.
Avec les chaleurs orageuses qui sévissent en cette fin de printemps, les mouches pullulent et on sait combien ces insectes sont dangereux à cause des germes toxiques qu'ils peuvent transporter. La plus rigoureuse propreté s'impose donc, à la ville et à la campagne. Il importe de ne laisser subsister aucun foyer d'infection, de surveiller les fumiers, fosses d'aisances, d'immondices. Il y a une dizaine de jours, le cadavre d'une vache noyée descendait le cours de l'Orne. Un arbre tombé d'une propriété, sise sur le coteau de Fleury-sur-Orne, au-dessus des Quatre-Carabines, et qui barre presque entièrement le cours de la rivière, a arrêté cette charogne. Elle y est restée et fait l'effroi des riverains et des canotiers, que des essaims de mouches poursuivent. Compte-t-on sur les crues de l'automne prochain pour débarrasser notre joli cours d'eau de ces dangereuses stagnations ?
Deux prisonniers Allemands du camp de Fontenay-le-Pesnel avaient réussi à s'enfuir, d'une ferme où ils travaillaient en équipe agricole. Ils ont été arrêtés près de Rouen par 2 employés des chemins de fer de l'État et conduits à la gendarmerie.
Mme Marie-Louise Féret, femme Marie, 52 ans, cultivatrice à Fontenay-le-Pesnel, a mouillé son lait dans la proportion de 28 à 30 %. Elle est condamnée à 500 francs d'amende, aux insertions dans trois journaux et à l'affichage prévu par la loi, à son domicile, au marché de Caen et à la mairie de sa commune. De pareils agissements doivent être poursuivis et sanctionnés sans pitié.
Sur réquisition de l'autorité militaire, les gendarmes de Tilly-sur-Seulles ont arrêté et conduit à la prison militaire de Rouen, le soldat Anatole Guérin, détaché à la terre à Fontenay-le-Pesnel, auteur d’une scène de violence.
Le nommé Albert François, 51 ans, marchand de poison à Fontenay-le-Pesne!, canton de Tilly-sur-Seulles, en tournée à Caen,
s'est vu dressé procès-verbal pour avoir attelé cinq chiens sans autorisation.
(Source : Le Bonhomme Normand)
La gendarmerie de Tilly-sur-Seulles vient de mettre en état d'arrestation un garnement de 10 ans, Gabriel Barette,
soupçonné depuis un certain temps d'être l'auteur de plusieurs méfaits commis dans la région.
Interrogé pour bris d'un vitrail à la petite chapelle dite de l'Apparition, ce gamin a reconnu avoir dérobé,
au mois d'août dernier, un billet de 50 fr. chez son patron, M. Léon Culay, maître maçon à Fontenaye-le-Pesnel.
Il a également avoué s'être rendu coupable de l'incendie qui dévora, le 20 septembre, une meule d'orge appartenant
à M. Lemarchand, cultivateur. Il y a deux ans, il dérobait à un camarade un pantalon et une paire de sabots.
On croit également qu'il brisa, au début de décembre, la grosse caisse de la musique de Fontenay.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)
Il y a quelques jours, M. Lefrançois, marchand de légumes à Caumont-l'Éventé, se rendait à Caen en automobile. Après avoir dépassé le bourg de Fontenay-le-Pesnel, il aborda le cylindre à vapeur qui occupait une partie de la chaussée en réfection sans tenir compte du signal d'arrêt. M. Lefrançois continua sa route sans ralentir, malgré l'ordre du chef cantonnier qui dirigeait les travaux. M. Louis Leforestier, mécanicien du cylindre, outré d'une telle désinvolture, fit machine en arrière pour barrer la route à l'automobile. Un accrochage se produisit et le garde-boue de l'auto fut détérioré. Ayant garé sa voiture un peu plus loin, M. Lefrançois revint sur ses pas pour s'expliquer avec le mécanicien. L'entrevue ne devait pas être des plus cordiales. M. Leforestier, qui avait son tisonnier à la main, se trouva tout-à-coup désarmé par son adversaire qui le roua de coups. Témoins de la scène, les cantonniers Valette, Dumesnil et Geneviève accoururent pour porter secours au mécanicien du cylindre. A son tour l'automobiliste reçut une raclée magistrale. Émue de son état, Mme Leforestier s'offrit a lui donner des soins dans la roulotte qui sert de logement au conducteur du cylindre, mais le marchand de légumes dut promptement abandonner cet asile devant les menaces du mari. Les cantonniers l'escortèrent jusqu'à sa voiture pour prévenir une nouvelle agression.
Le petit Émile Le Menuet, 9 ans, se trouvait près de son grand-père qui abattait un arbre près de Fontenay-le-Pesnel, canton de Tilly-sur-Seulles. L'arbre tomba brusquement et écrasa le malheureux enfant. Le bassin broyé et la cuisse brisée, le pauvre petit est mort en arrivant à l'hôpital de Caen.
Avec les premières chaleurs sont arrivés les premiers orages. D'une façon générale, ces pluies violentes ont fait le plus grand bien aux cultures mais certains accidents, causés par la foudre sont à déplorer : À Fierville-les-Parcs, canton de Blangy-le-Château, un bœuf et une vache prête à vêler, appartenant M. Goulley, ont été tués. De même à Fontenay-le-Pesnel ou une vache, à M. Pieplu, a été foudroyée. Tout près de là, à Tilly-sur-seulles, le fluide est tombé sur le bureau de poste, interrompant les communications téléphoniques. A Argences, il est tombé en 20 minutes 41 millimètres d'eau ce qui, de mémoire d'homme, ne s'était jamais vu. Aussi, par suite de l'insuffisance des égouts, les rues ont-elles été un moment transformées en torrents et de nombreux rez-de-chaussée inondés. Enfin, à Pont-l'Évêque, un poteau télégraphique, route de Lisieux, a été sectionné par la foudre qui est également tombée sur le garage Even, rue d'Alençon, où les dégâts ont été purement matériels.
M. André Léonel, 27 ans électricien, demeurant à Caen, 36, rue Bosnières, rentrait de Trungy à son domicile, en motocyclette.
Près le calvaire du Fontenay-le-Pesnel, il heurta une vache appartenant à M. Louis Verrolles, cultivateur. M. Léonel tomba
de machine et déchira son imperméable. En outre, sa motocyclette subit quelques dégâts. Le motocycliste qui estime son
préjudice à 200 fr., a porté plainte contre M. Verrolles.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)
Audience du 5 janvier 1932. Présidence : M. Deshayes ; Ministère public : M. Esnaud.
Le sieur Laplanche, livreur à Caen, faisait des tournées dans les environs et livrait des produits d'épicerie à Fontenay-le-Pesnel.
A diverses reprises il s'était aperçu qu'il était l'objet, dans cette localité, de vols multiples ; il constatait
que pendant son court séjour dans une épicerie de cette commune plusieurs articles lui étaient dérobés.
Pour pincer le voleur, un de ses camarades se cacha dans la camionnette et surprit le nommé Carville Auguste, 37 ans,
propriétaire à Fontenay-le-Pesnel au moment où ce dernier venait faire sa provision habituelle.
Carville, malgré l'évidence nia farouchement les faits au cours de l'enquête de gendarmerie et continua ses dénégations
pendant l'audience. Ce n'est qu'au moment où le jugement allait être rendu qu'il passa des aveux, cette circonstance,
malgré toute la mauvaise volonté dont il avait fait preuve, lui permit d'obtenir le sursis. 3 mois d'emprisonnement
avec sursis et 50 francs d'amende. Défenseur : Me Grandsard.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les débits de boissons
et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
Hier, dans la soirée, un violent feu de cheminée s'est déclaré au château de Boislonde, habité par Mme Demesnil.
Comme le sinistre menaçait de s'étendre, les pompiers de Caen furent appelés et après plusieurs heures d'efforts,
réussirent à le circonscrire.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
La kermesse organisée par M. le Curé et ses dévoués collaborateurs et collaboratrices, dimanche dernier à Fontenay-le-Pesnel
a réussi à merveille.
Celle-ci s'est déroulée dans le cadre magnifique de l'avenue du Château de Saint-Aubin, aimablement prêtée,
pour la circonstance, par Mme Mulot.
M. de Longuemare, conseiller général, M. Aze, président du groupe régional des Anciens Combattants,
nous ont fait l'honneur de leur visite.
On a remarqué parmi les visiteurs le R.P. Sanson, M. le Curé de Notre-Dame de Caen accompagné de nombreuses familles de la paroisse,
son vicaire, une bande joyeuse de cyclistes, les jeunes gens du Patronage.
M. l'abbé Agasse, entouré de ses paroissiens, a voulu aussi être de la fête.
Une longue file d'autos témoignait de la foule qui se pressait aux différents comptoirs.
Beaucoup de commerce, de la gaieté, de l'entrain, une vraie fête de famille, tel a été le résultat de cette bonne
après-midi du 9 août 1937, à Fontenay-le-Pesnel.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
M. Richard Renout, 82 ans, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel, s'est présenté aux gendarmes et a déclaré
qu'au cours de la nuit, un malfaiteur s'était introduit au rez-de-chaussée de son habitation.
Le malandrin, s'éclairant à l'aide de torches en papier, avait endommagé une armoire en essayant de
l'ouvrir et avait exploré le tiroir d'une table de toilette. Il s'était enfui sans rien emporter.
D'après le neveu de M. Renout, le cambrioleur avait pénétré dans la maison en passant par une fenêtre
dont l'une des vitres avait été brisée il y a quelques semaines.
Or, en examinant la dite fenêtre, les gendarmes ont observé qu'une longue et épaisse toile d'araignée la barrait,
ce qui prouvait, de toute évidence, qu'elle n'avait pas été ouverte depuis longtemps. D'autre part,
ils ont relevé sur les supports du tiroir de la table de toilette une poussière assez abondante témoignant que
le dit tiroir n'avait pas été déplacé.
M. Renout accuse un journalier de la commune, déjà condamné pour vol à son préjudice. Le suspect protesta
véhémentement de son innocence.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
Alors qu'ils se trouvaient dans un car, deux gendarmes de la brigade de Tilly-sur-Seulles apercevaient sur la route,
près de Fontenay-le-Pesnel, un individu dans lequel ils reconnaissaient un certain Gustave Vibert, 23 ans, journalier,
sans domicile fixe, originaire de Caen, qui leur avait été signalé comme insoumis par la gendarmerie de cette
ville et qu'ils avaient récemment identifié.
Descendant immédiatement de voiture, ils appréhendaient l'individu et le conduisaient à leur caserne.
Fouillé, Vibert fut trouvé en possession d'une médaille religieuse en argent et d'un stylographe de marque.
Sachant que leur « client » avait séjourné peu de temps auparavant dans la région de Bameville et de Saint-Jorre (Manche),
ils téléphonèrent aux brigades de ces localités et apprirent que de semblables objets avaient été dérobés au cours de cambriolages.
Interrogé, Vibert passa des aveux.
Il déclara que :
Questionné sur ce qu'il avait fait du pistolet, Vibert assura qu'après avoir tiré une vingtaine de cartouches,
il avait jeté l'arme dans un champ voisin de la route de Courseulles, à Caen.
Vibert, qui est titulaire de trois condamnations pour vol et délit de chasse, a été écroué à la Maison d'Arrêt de Caen.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
Lundi matin, Mlle Arlette Juste, se rendant à la messe, avait déposé sa bicyclette neuve dans le cimetière de Fontenay-le-Pesnel.
Quelle ne fut pas sa stupéfaction, à la sortie de l'office, de ne plus retrouver sa machine à l'endroit où
elle l'avait laissée. Mlle Juste s'en alla déposer une plainte à la gendarmerie de Tilly-sur-Seulles.
Les recherches effectuées permirent de retrouver, dans l'après-midi, la bicyclette à Sermentot.
Mais l'individu, auteur du vol, après avoir abandonné la bicyclette de Mlle Juste, s'en fut en prendre une d'homme
— sans doute plus à sa convenance — également neuve, appartenant au jeune Martin, de Sermentot.
La gendarmerie continue son enquête en vue de retrouver l'auteur de ces vols.
(Source : Le Moniteur du Calvados)
En vertu de l'extrait du jugement du tribunal de Commerce de Caen, en date du 19 octobre dernier, l'ayant condamné à un mois d'emprisonnement pour vol de récoltes, la femme Alphonsine Victoire, 38 ans, journalière agricole à Fontenay-le-Pesnel, a été arrêtée par les gendarmes de Tilly-sur-Seulles et mise à la chambre de sûreté de la brigade ; avant d'être transférée à la maison d'arrêt de Caen.
De nombreux vols de volailles, pommes de terre, engrais, etc.. étaient commis depuis l'hiver dernier dans la commune.
Le 9 courant, M. Gaston Noury, cultivateur, porta plainte à la gendarmerie de Tilly-sur-Seulles pour vol de 80 kgs de
pommes de terre et de plusieurs litres d'eau-de-vie commis la nuit précédente et par effraction.
L'enquête, qui débuta chez une dame Pierre, née Charlotte Aublet, 56 ans, ouvrière agricole, révéla la présence d'objets
compromettants et permit vite de retrouver les coupables. Cette dame avoua que son ami, Joseph Lepelletier, 43 ans, couvreur,
rapportait des produits de la ferme qu'elle recelait à la maison et qu’ils consommaient en famille. Elle accusa également le
nommé Jules Marie, dit « Le Rouquin », 38 ans, ouvrier agricole, de se ravitailler à bon compte. Celui-ci, interrogé,
a reconnu avoir dérobé une poule chez Mme Renouf, des pommes de terre au préjudice de M. Noury, des engrais chez
M. Guillaume et de l'argent chez M. Legrand.
Appelé à son tour à fournir des explications au cours de la perquisition effectuée chez lui, « Le Rouquin » avoua également
avoir recelé un passe-partout qui serait la propriété de M. Raymond Drouin, charron à Tilly.
Lepelletier et Marie furent aussitôt appréhendés non sans que ce dernier ait opposé une vive résistance aux gendarmes
en les outrageant copieusement.
Au moment de leur arrestation, les deux voleurs étaient en possession d'un trousseau de clés important qu'ils prétendaient
avoir trouvé et qui leur servait à cambrioler la nuit.
Les deux malfaiteurs ont été conduits devant M Jacobson, juge d'instruction, qui a délivré un mandat d'arrêt contre, eux.
Quant à la femme Pierre, laissée en liberté, elle sera poursuivie pour complicité.
(Source : Ouest-Eclair)
A Fontenay-le-Pesnel, fête de village organisée par les jeunes gens au profit des prisonniers des communes de Fontenay et de Tessel, le dimanche 27 septembre. A 11 h. 30, messe des paysans ; à 16 h., vêpres et ouverture des jeux, attractions variées, courses aux ânes. En vente : moutons, volailles diverses, etc... Le fakir El Amahabab a promis son concours. Entrée, 2 francs.
En labourant un champ, le tracteur que conduisait M. Jean Rouillot, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, a sauté sur une mine,
tuant le conducteur et blessant grièvement M. Courtois qui l’accompagnait. Ce dernier est décédé à son arrivée à
l’hôpital de Caen.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Si vous avez perdu la ligne de mire, adressez-vous aux chasseurs de Fontenay-le-Pesnel, au cours de deux battues effectuées
sur le territoire de la commune, ceux-ci ont tué 20 renards, 1 sanglier, et un blaireau.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Deux prisonniers allemands, cantonnés à Fontenay-le-Pesnel, ont volé un veau appartenant à Mme Groult, cultivatrice à Coulombs.
Lorsque les gendarmes mirent la main au collet des boches, l’animal était déjà abattu, les morceaux mis en sacs et
cachés dans un bois.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Après l’Île-de-France, le Maine est venu au secours de cette localité si éprouvé. Une délégation composée de représentants
du canton de Beaumont-sur-Sarthe a remis à la municipalité une somme importante collectée en faveur des habitants
de la commune.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Pour protester contre les obstacles apportés à l’installation d’un boulanger dans la commune, le Conseil municipal
de Fontenay-le-Pesnel a envoyé sa démission à M. le préfet.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Prés de Fontenay-le-Pesnel, sur la route de Caen à Caumont, une auto conduite par un commerçant d’Epinay-sur-Seine,
a heurté un attelage de trois chevaux conduits par M. Georges Lebourgeois fils. L’un des animaux a dù être abattu.
L’automobiliste aurait été ébloui par l’éclairage d’une voiture venue à sa rencontre.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Toutes terres incultes ou abandonnées peuvent faire l’objet d’une demande de concession pour être remises en
exploitation. Bien qu’en dehors des terrains pas encore déminés ou non remis en état, les terres incultes soient
rares dans le Calvados, il est possible que certaines parcelles ne soient pas utilisées. Les demandes de concessions
doivent être adressées à la Préfecture du Calvados, 4e division.
(Source : Le Bonhomme Libre)
La commission Impériale des sépultures militaires britanniques procède à l’aménagement définitif des nécropoles
ci-après : Cimetières militaires britanniques de Fontenay-le-Pesnel, Secqueville-en-Bessin, Ryes, Cambes,
Douvres-La-Délivrande, Tilly-sur-Seulles, Hottot-les-Bagues, Hermanville, Brouay, Saint-Manvieu, Ranville-Jeruzalem,
tombes britanniques du cimetière communal de Ranville, cimetières militaires canadiens de Brettevile-sur-Laize et Bény-sur-Mer,
Cimetière militaire polonais de Langannerie.
Des arbustes et des fleurs vont y être plantés. Les personnes ayant adopté des tombes de soldats sont priées de
n’y déposer que des fleurs coupées et de s’abstenir de déposer des couronnes artificielles ou des récipients
quelconques (vases, douilles d’obus, etc…).
(Source : Le Bonhomme Libre)
En l’absence des propriétaires partis en voyage, des inconnus ont pénétré par effraction au domicile de Mme et M. Pageot,
à Fontenay-le-Pesnel. Tous les meubles ont été bouleversés. La gendarmerie de Tilly a été prévenue par un voisin, M. Vauvrecy,
qui avait été chargé de la surveillance de la maison.
(Source : Le Bonhomme Libre)
M. Jacquet, secrétaire général de la Préfecture, a procédé à l’installation de la délégation chargée d’administrer la commune.
Celle-ci n’est plus composée que de MM. Vissault, secrétaire de mairie à Tilly-sur-seulles, et Manissier, de Caen,
un conseiller municipal de Tilly, M. Le Coudray, s’étant récusé en dernier moment. La délégation restera en fonctions
jusqu’aux prochaines élections communales, à moins, comme l’a laissé entendre M. Jacquet, que les chose ne s’arrangent
d’ici là.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Le deuxième tour de scrutin des élections municipales à Fontenay-le-Pesnel n’a pas eu plus de succès que le premier.
Dimanche dernier, l’urne est encore restée vide. Et la journée s’est terminée par une démonstration des habitants devant
le domicile de M. Le Coudray, conseiller municipal de Tilly-sur-Seulles, membre de la délégation spéciale nommée par le
Préfet pour administrer la commune réfractaire.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Espérant sans doute récupérer des objets de valeur ou plus simplement de récupérer du plomb,
d’odieux malfaiteurs ont descellé le tombeau du poète Jean Regnault de Segrais, inhumé dans
l'église de Fontenay-le-Pesnel.
Le maire de la commune, M. Pinçon, a prévenu les gendarmes. C'est la deuxième fois depuis 1944
qu’une semblable profanation est commise.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Enfin ! Enfin ! Après Caen, Falaise, Lisieux, Vire, Saint-Aubin-sur-Mer, un nombre imposant
de localités de notre département viennent de se voir discerner la Croix de Guerre que leur
ont mérité leur martyre au cours des combats pour la libération.
Voici l'éloquent tableau d'honneur que nous sommes heureux de publier en espérant que ceux de
nos villages encore oublié vienne bientôt ajouter leurs noms au livre d'or de l'héroïsme.
Les lettres placées entre les parenthèses indique lors de la citation : R : régiment ; D : division.
Arrondissement de Caen
Canton de Tilly-sur-Seulles.
En tournée à Fontenay-le-Pesnel, les gendarmes ont constaté que le fils de M. Gaston Gosset,
cultivateur, conduisait un attelage de trois chevaux dont l'un était entravé et blessé.
Bien que le conducteur ait déclaré que l'animal était une bête difficile à mener, son propriétaire
n'en a pas moins fait l'objet d'une contravention pour infraction à la loi Grammont.
(Le Bonhomme Libre)
Durant la nuit un incendie s'est déclaré au domicile de Mme Ghesquière, cultivatrice, dans une buanderie
aménagée en poulailler. Le sinistre combattu par les pompiers de Caen a détruit 2 stères de bois,
une charrette de haricots et 150 volailles dont 125 poulets. Le montant des dégâts s'élève à 150 000 francs.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Assis sur la plate-forme d'une barrique à eau en compagnie de son frère Stanislas, 10 ans,
le jeune Raymond Després, 15 ans, conduisait le véhicule dans le chemin de « La Poule ».
La roue gauche de la voiture étant montée sur un caillou, la barrique se renversa projetant
les deux enfants sur la chaussée. Le petit Stanislas se releva sans grand mal du fossé où il était tombé.
Quand à son frère, le malheur voulut que dans sa chute, sa tête ella heurter le collier du cheval où il se défonça
la tempe gauche. Aux appels poussés par le cadet, Mme Anne se porta au secours du blessé qui devait succomber
un quart d'heure plus tard.
(Source : Le Bonhomme Libre)
Journalier de profession et braconnier à ses heures, un nommé Marie, dit « Rouquin », 46 ans, de Fontenay-le-Pesnel, alla chercher querelle à M. André Nicolle, garde au service de M. Pinson. Bousculé dans un ruisseau par M. Nicolle, une trempette ne refroidit pas la colère de Marie qui étant rentré chez lui pour prendre son revolver, revint au domicile de M. Nicolle pour l'en menacer. Marie a fait l’objet de 5 contraventions pour détention d'arme de guerre, port d'arme prohibée, menaces de mort, délit de chasse et ivresse. (Le Bonhomme Libre)