Evenements Faits Divers

Historique Fontenay-Le-Pensl Evenements Faits Divers Copie du site : villesducalvados.free.fr

Février 1830 - Une tentative de viol.

C'était par un soir du mois de septembre dernier, riche de ses 15 ans la jeune Rose Verolle, montée sur un âne regagnait le chaume domestique à Fontenay-le-Pesnel. Derrière elle marchait à pied un nommé Etienne Pavy, qu'elle connaissait peu. Après avoir cheminé quelque temps, dans une partie isolée de la Campagne, Pavy engage Rose à descendre, quoique surprise de l'invitation, elle s'y rendit, en Iui en demandant le motif : « c'est pour vous embrasser » répondit Pavy. La jeune fille crut qu'il allait la quitter et qu'il ne demandait qu'un baiser d'adieu, et un tel baiser tire si peu à conséquence qu'elle l'accorda sans difficulté. Mais Pavy voulait davantage et il voulut user de violences envers la jeune Rose. Rose se défendit si bien et cria si fort qu'elle tint Pavy en échec jusqu'au moment où quelques personnes attirées par les cris vinrent au secours de la pauvrette. Pavy fut vu et reconnu, et sur les lieux tout attestait sa faute. Arrêté peu de temps après, il prétexta un moment d'ivresse mais afin qu'à l'avenir il ne s'enivre pas, puisqu'en cet état il s'oublie à un tel point, il fera 5 années de réclusion, précédées d'une heure d'exposition.
(Le Pilote du Calvados)


Janvier 1831 - Une initiative originale pour mobiliser les citoyens.

M. Vallerand-Lafosse, maire de Fontenay-le-Pesnel, d'accord avec le conseil municipal de sa commune, vient d'adopter, pour engager ceux de ses administrés inscrits sur les contrôles de la garde nationale, à se pourvoir de l'uniforme rural, un moyen sur lequel nous croyons devoir appeler l'attention des administrations des autres communes. Le conseil a voté une somme de 50 fr. pour un prix qui sera décerné au tireur le plus adroit de la commune. Les citoyens revêtus de la blouse gauloise, pourront seuls concourir pour ce prix. L'administration supérieure s'est empressée de donner son assentiment à un emploi de fonds qui promet de si utiles résultats. Nous ignorons encore quel est le jour fixe pour cette lutte d'adresse, mais nous aurons soin de faire connaître plus tard le nom du vainqueur.
(Le Pilote du Calvados)


Janvier 1833 - Coup de pied de cheval.

Hier vers midi, un nommé Le Sage, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, a reçu dans la poitrine un coup de pied de cheval, dont il est mort quelques instants après. Il se trouvait alors dans la cour du Collège, où il attendait son tour pour présenter ce cheval à l'inspection des officiers de la remonte.
(Mémorial du Calvados)


Septembre 1834 - Orage et foudre entre Bayeux et Caen.

Depuis quelques jours, l'état de l'atmosphère semblait nous annoncer que, chaque après-midi, un orage allait fondre sur nous, mais toujours l'orage n'arrivait point, ou s'éloignait, ne laissant sur son passage que quelques gouttes d'eau qui ne suffisaient point pour rafraîchir nos prairies desséchées. Hier, sur les quatre heures, les symptômes étaient encore plus prononcés qu'à l'ordinaire. Bientôt le tonnerre se fit entendre, et un orage, dont nous n'avons eu qu'une faible partie, a éclaté entre Bayeux et Caen. Toute la journée, la chaleur avait été étouffante. La pluie continua jusqu'à 8 heures. La foudre est tombée sur l'église de Fontenay-le-Pesnel, et a enlevé seulement quelques tuiles. Des ouvriers, occupés à la couverture, étaient alors à dîner sous le portail, ils n'ont éprouvé aucun mal.
(Mémorial du Calvados)


Février 1836. - Un incendie.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie a éclaté vers minuit dans la commune de Fontenay-le-Pesnel, sur une meule de blé entassée près de la ferme de Mlle Hobey Desgranges, et appartenant au sieur Friley, fermier. Cette meule, qui était de 6 000 gerbes, a été totalement consumée, et c'est à grande peine et grâce aux efforts empressés de tous les habitants de la commune de Fontenay et des communes voisines accourus sur le lieu du sinistre, que l'on est parvenu à empêcher l'incendie de se communiquer au corps de ferme et aux habitations voisines de la ferme, qui est considérable. Une bergerie et une remise seulement ont été la proie des flammes, le feu s'y était jeté dès le premier moment et avant que les secours eussent pu être régularisés. On évalue à 6 000 fr. le dommage, heureusement les bâtiments et le blé étaient assurés. Ce sinistre est attribué à la malveillance.

M. Valierand de Lafosse, maire de Fontenay, nous adresse, à l'occasion de cet incendie, la lettre suivante :

Fontenay-le-Pesnel, le 1er février.
Monsieur le rédacteur,

Les habitants de Fontenay, désirant témoigner aux populations voisines leur reconnaissance pour l'empressement qu'hier elles ont mis à accourir à l'incendie qui s'est manifesté dans cette commune, m'engagent à vous écrire, pour vous prier de vouloir bien être leur interprète en cette circonstance. Car ce n'est que par la coopération active des habitants des communes du voisinage, jointe au dévouement de la population de Fontenay, que l'on a été assez heureux pour arrêter l'incendie et préserver ainsi une partie des habitations.

Nous devons des remerciements particuliers à la compagnie de pompiers de Tilly-sur-Seulles et à la brigade de gendarmerie de cette résidence, nous en devons aussi à M. le curé de Cheux et à son vicaire, pour le zèle qu'ils ont déployé dans cette fâcheuse occasion, en se mettant à la tête des travailleurs et en occupant les positions les plus dangereuses et les plus rapprochées du feu.

Agréez, Monsieur, etc...,
(Le Pilote du Calvados)

Juillet 1841 - Nouvelles locales.

Samedi dernier, vers les cinq heures, un accident bien fâcheux arriva à la voiture de Caumont en descendant la côte de Fontenay-le-Pesnel.

A la suite de plusieurs chaos occasionnés par des pierres qui se trouvaient sur la route, le timon de la voiture se brisa, dès lors la voiture fut entraînée sur la pente rapide où elle était, bientôt la mécanique cessa de fonctionner et la voiture versa. Le nommé Lecomte, qui en était conducteur, avait voulu, dès le commencement, sauter à terre pour éviter tout malheur, malheureusement il tomba et une des roues lui passa sur la jambe, des débris d'os ont été trouvés sur la route. Un soldat vétéran de la compagnie de cavalerie qui est à Caen, le nommé Renou-Marie, père de six enfants, eut la cuisse cassée. Plusieurs voyageurs reçurent des contusions, dont aucune cependant n'a de caractère grave. Le cavalier Renou voyageait en compagnie d'un maréchal-des-logis d'artillerie en remonte à Caen, dont nous regrettons de ne pouvoir citer le nom, qui s'est empressé de prendre un des chevaux de la voiture pour venir en toute hâte apporter cette triste nouvelle à Caen. Ce digne sous-officier a laissé avant de partir 30 francs à M. Hodan, aubergiste à Fontenay, pour qu'on prit les plus grands soins de Renou. A peine avait-on connaissance de ce malheur à la remonte qu'un officier et quatre soldats partaient en toute hâte pour aller chercher le nommé Renou. Ils repartaient de Fontenay à minuit pour le transporter à l'Hôtel-Dieu, où on lui a donné les soins les plus empressés. Disons que les 30 fr. ont été remis par M. Hodan au maréchal des logis.

Les médecins disent que ce vieux militaire ne boitera même pas, et nous assurons qu'il est aujourd'hui assez bien. La blessure du sieur Lecomte présente plus de gravité, on espère cependant qu'il ne faudra pas pratiquer l'amputation. Nous avons dit que ce malheur avait été occasionné par les pierres que les conducteurs placent derrière les roues de leurs voitures lorsqu'ils veulent, en montant une côte, s'arrêter pour faire prendre haleine à leurs chevaux.

Les cantonniers devraient, ce nous semble, enlever ces pierres lorsqu'ils les trouvent sur la route.
(Source : L’indicateur de Bayeux)


Juillet 1841 - Le temps.

Le temps continue à être fâcheux pour certaines récoltes, notamment pour celle des petits foins dont une partie seulement, dans le Bocage, a pu être rentrée avant les pluies, et pour les seigles. Du reste, les alarmistes font, quant à l'état des céréales, le mal beaucoup plus grand qu'il n'est réellement. Il est vrai que dans quelques parties de la plaine les blés les plus forts sont versés, mais comme le grain était bien formé, bien nourri dans l'épi quand le mauvais temps est survenu, il ne faut pas dire que les blés versés sont avariés. Loin delà, si d'ici quelques jours, ainsi que différentes observations permettent de l'espérer, le temps se répare, nul doute que le mal aussi sera en très grande partie réparé. Il y a deux ans, nous croyons utile de rappeler cette circonstance, les alarmistes contribuèrent plus que les orages à faire monter le prix des céréales, et à soulever des désordres sur plusieurs points des départements. La plupart des journaux, trouvant dans le récit des dégâts occasionnés aux campagnes, l'occasion de faire des articles à effet, et ne calculant pas les conséquences de leurs amplifications, furent en grande partie cause du prix élevé des denrées de première nécessité. Cette année encore, la spéculation ne manquera pas de s'emparer de tout ce qui lui paraîtra de nature à inquiéter les esprits, et à cet effet de grossir le mal déjà grossi le plus souvent en arrivant aux feuilles publiques.
(Le Pilote du Calvados)


Novembre 1842 - Nouvelles locales.

Tout récemment, M. Roussel dit Lambert, marchand à Caumont qui, pour rejoindre plus vite des marchandises qu'il avait sur la route de Caen, était monté sur la voiture du sieur Gournay, poulailler. Il est tombé à Fontenay-le-Pesnel, à la renverse sur le crâne qu'il s'est horriblement fracassé. Aujourd'hui ce malheureux généralement estimé, est dans un délire complet et son état laisse de grandes craintes pour ses jours.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)


Janvier 1843 - Nouvelles locales.

Indépendamment de sept ou huit arbres qu'il a renversés sur le Grand-Cours, l'ouragan de la semaine dernière a fait tomber un des pilastres de la grille du Collège royal, du côté du parc, et roulé, en les détachant, quelques-unes des larges plaques de zinc qui se trouvent sur la toiture du cabinet d'histoire naturelle. Il serait impossible d'énumérer toutes les réparations auxquelles a donné lieu cette tempête, et tous les ravages qu'elle a causés ! Ces jours derniers, pendant les orages qui ont passé sur nos contrées, le tonnerre est tombé au milieu de la route de Condé à Harcourt, presqu'à la tête du cheval d'un voiturier, mais sans causer aucun accident. La violence du vent a culbuté et déraciné même bon nombre d'arbres fruitiers et forestiers. La foudre est tombée mardi dernier, à Fontenay-le-Pesnel, elle a renversé et brisé en éclats un arbre situé vis-à-vis l'auberge du sieur Hodan, dont plusieurs vitres ont été réduites en poussière au même moment.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)


Octobre 1853 - Nouvelles locales.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un violent incendie a consumé un bâtiment de 60 mètres de longueur, dépendant d'un corps de ferme, situé en la commune de Fontenay-le-Pesnel. On attribue ce sinistre à la malveillance, M. le juge de paix de Tilly a immédiatement procédé à une enquête.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)


Août 1854 - Cour d'Assises du Calvados.

Présidence de M. Lemenuet de la Jugannière. Audience du 5 août. Vers la fin de l'année dernière, plusieurs vols d'objets mobiliers et d'ustensiles de ménage furent commis sur divers points de l'arrondissement de Bayeux. Les auteurs de ce crime, les nommés Jean-Baptiste Emile Leprivey, âgé de 21 ans, domestique, né à Cormolain et demeurant à Foulognes, et François-Adolphe Vincent, âgé de 52 ans, marchand d'allumettes, demeurant à Fontenay-le-Pesnel, déjà plusieurs fois repris de justice, subiront chacun la peine de 12 ans de travaux forcés.
(Source : Le Journal de Honfleur)


Septembre 1854 - Cour d'Assises du Calvados.

Présidence de M. Lemenuet de la Jugannière. Audience du 7 septembre. Fontaine ( Jacques-François ), âgé de 25 ans, domestique, né à Saint-Jean-des-Essartiers, demeurant à Fontenay-le-Pesnel, convaincu d'avoir, 1° dans la soirée du 19 mars dernier, à Hottot-les-Bagues, volé à l'aide d'escalade, des objets d'habilement au préjudice du sieur Guilbert, cultivateur ; 2° au mois de mai, à Fontenay-le-Pesnel, soustrait frauduleusement une pièce de toile appartenant au sieur Hépiègne, chez lequel il était alors employé comme domestique, expiera ces deux crimes par huit années de travaux forcés.
(Source : Le journal de Honfleur)


Mai 1860 - Les remplacements.


Juillet 1860 - Un accident de la route.

Mercredi, vers 8 heures 1/2 du soir, M. H......, qui se rendait à pied de Caen à Fontenay-le-Pesnel, vit passer, à moitié chemin de cette commune à la Guinguette, un cabriolet lancé à fond de train. Une femme en tomba et resta accrochée au marche-pied par un des cerceaux de sa crinoline. M. H......., s’élança au devant du cheval pour l'arrêter, mais il s'aperçut qu'il n'avait pas de bride, il chercha alors à dégager la malheureuse femme, et il y parvint non sans peine. Elle était dans un état affreux couvert de sang et près de suffoquer. Pendant que M. H....... prodiguait des soins à cette femme, arrivèrent successivement le mari et la sœur de cette dernière, blessés ou contusionnés, qui la conduisirent au hameau de La Guinguette. On sut bientôt que ces personnes s'étaient arrêtées à Fontenay pour faire manger l'avoine au cheval, et que ce dernier qui n'était pas attaché, s'était emporté tout-à-coup, traînant dans la voiture la femme qui avait eu l'imprudence de ne pas descendre. M. H....... trouva sur la route un couteau et deux clés qu'il présume appartenir à la dame qu'il a secourue. Comme il ne connaît ni son nom ni sa demeure, il a déposé ces objets dans nos bureaux, où ils sont à la disposition de ceux qui viendront les réclamer.

Si nous sommes heureux de faire connaître le dévouement dont M. H....... a fait preuve dans cette circonstance, c'est pour nous aussi un devoir de signaler l'incroyable indifférence d'une personne dont nous ignorons le nom, et qui, passant sur la route, seul dans un cabriolet, au moment de l'accident, a refusé de prendre avec elle l'infortunée qui se trouvait loin de toute habitation et de tout secours.
(L’Ordre et la Liberté)


Octobre 1861 - Par décision du 26 septembre.

M. le ministre de l'instruction publique, sur la demande de M. le préfet du Calvados, a accordé un secours de 4 000 fr. à la commune de Fontenay-le-Pesnel pour la construction d'une maison destinée à recevoir une école de garçons et une école de filles. Une somme de 120 fr., à prendre sur cette subvention, sera affectée à l'achat de deux bibliothèques-armoires.
(L’Ordre et la Liberté)


Décembre 1866 - Les cours pour adultes.

M. le préfet a autorisé les instituteurs et institutrices ci-après désignés à ouvrir des cours d'adultes, le soir, dans leurs communes respectives à savoir : MM. Dumont à Fontenay-le-Pesnel ; Lerat, à Bricqueville ; Vidal, frère Abias-Marie à Bayeux ; Mmes Huet à Dozulé ; Haulard, à Cahagnes ; Youf à Bures.
(arrondissement de Vire)


Décembre 1871 - Fait divers.

M. le Préfet du Calvados, sur la proposition de M. l'inspecteur d'académie, a accordé aux écoles primaires un congé du samedi 30 décembre au jeudi 4 janvier inclusivement.


Janvier 1872 - Fait divers.

Une bonne femme qui a une rude chance, c'est la mère Boitrop, de Fontenay-le-Pesnel. La semaine dernière, s'étant trouvée, après boire, trop faible pour regagner sa demeure, elle se laissa choir dans un fossé de la grande route. Elle était là depuis un certain temps, et y serait peut-être encore, si les gendarmes de Tilly, en tournée de ce côté, ne l'eussent ramassée et déposée à la maison d'arrêt pour lui donner le temps de cuver son vin. La mère Boitrop, au bout d'un certain temps, recouvrit ses sens, puis se sentant quelque peu altérée, et se croyant dans son taudis, elle en chercha la porte pour aller acheter une pinte. Mais, quand la bonne femme s'aperçut qu'elle était sous clef, elle se mit à hurler jusqu'à ce que les gendarmes vinssent lui rendre la liberté. Mme Boitrop n'est pas trop honteuse de son aventure, et quand on lui reproche d'avoir été en prison, elle répond :
— Oui, mais c'hest por l'bon motif !


Mars 1872 - Le gel.

Les désastres occasionnés par les gelées des nuits dernières sont plus graves qu'on ne je suppose généralement. Les lettres que nous recevons de divers points de la Normandie sont unanimes pour le reconnaître.


Avril 1872 - Les travaux des églises.

Pour travaux à leurs églises, les communes ci-après ont reçu : Canteloup, 1.000 fr. ; Fontenay-le-Pesnel, 6.000 fr. ; Ouézy, 1.500 fr. ; Vieux, 5.000 fr. ; Cossesseville, 2.000fr. ; Ammeville, 2.000 fr.


Octobre 1872 - Fait divers.

Lundi soir, la population de Fontenay-le-Pesnel a été mise en émoi par les cris suivants :

— "Ah! mon Dieu ! Seigneur ! faut-y... François à man s'cours.... François tire mé d'la !..."

C'était la mère Boistro qui parlait ainsi, pour bien s'assurer qu'elle n'était point morte. Car se trouvant, après boire, devant la porte du cimetière, ne s'était-elle pas figuré, en apercevant les tombes, qu'on la conduisait à sa dernière demeure. Quelques personnes charitables parvinrent heureusement, non sans peine, à remettra la bonne femme sur pied et à la rassurer.

— "Ah ! m’zéfants, soupirait-elle, j'créyais bien qu'c'était fini, et qu'javais bu ma dernière goutte.... Ah ! por m'remettre faut co qu'j'en prenne por un sou."

Mais je crois bien que la mère Boistro en prît pour deux, car trois jours après cette aventure, on la ramassait, plus ivre que jamais, dans le milieu du chemin.


Mars 1873 - Tirage au sort.

On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.


Mars 1873 - Prenez garde à vous !

Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.


Avril 1873 - Vol à Fontenay.

Voici de nouveaux détails sur le vol de blé qui a été commis à Fontenay-le-Pesnel et qui a valu à son auteur un coup de fusil dans les jambes. M. Larue, maire de Fontenay, avait fait venir les gendarmes ce soir-là. Ils avaient veillé jusqu'à deux heures du matin. Ils venaient de partir lorsqu'ils entendirent un coup de fusil qui les fit revenir sur leurs pas. Voici ce qui s'était passé : M. Larue était resté embusqué après leur absence. Le nommé Malbour pénétra dans le grenier avec une femme qui l'accompagnait. La femme sortit d'abord avec une poche de grain, l'homme sortit ensuite et reçut le coup de fusil, qui fut tiré à dessein dans les jambes. C'est un fermier du voisinage. La femme a été arrêtée le lendemain.


Avril 1874 - Incendie.

Le 18 avril, vers minuit et demi, un incendie a éclaté à Fonlenay-le-Pesnel, dans des bâtiments occupés par les sieurs Benoist, Ferber, Aubertin, Vitard, Marie, et appartenant au sieur Benoist. Maisons d'habitation, granges, charretterie, tout a été détruit, ainsi qu'une partie du mobilier. La perte s'élève à 2 890 fr., les immeubles sont assurés. La cause du sinistre est inconnue.


Octobre 1878 - Un gendarme plus malin que son curé.

Depuis de longues années, la maison de la veuve Guérard, de Fontenay-le-Pesnel, était hantée par des esprits qui venaient y faire un sabbat du diable, surtout du côté de la basse-cour. N'y pouvant plus tenir, la pauvre vieille résolut de faire exorciser son logis, mais comme le curé ne tenait nullement à venir appréhender le diable au collet, un gendarme se chargea de la besogne. Sabre en main, en guise de goupillon, il s'avance hardiment vers l'appartement enchanté et tout haut crie : « Qui vive ! ». Mais l'esprit, pas trop bête, avait déguerpi, en ayant la maladresse de hisser sur place une blague à tabac. « Tiens ! dit le gendarme, un esprit qui fume du tabac, c'est drôle, s'il sentait le roussi, j'comprendrais mieux cela... ». Il va sans dire que, muni de cette pièce à conviction, le gendarme ne tarda pas à découvrir l'antre ténébreux où se retirait l'esprit propriétaire de la blague. C'est un tailleur de pierres de Fontenay, qui aura bientôt à rendre compte, en police correctionnelle, de ses visites nocturnes au poulailler de la veuve Guérard.


Mai 1879 - Secours aux communes.

Le ministre a accordé à Frénouville, pour réparations de l'église et du presbytère, 800 fr. ; à Fontenay-le-Pesnel, pour travaux à l'église, 2 000 fr. ; au Pré-d'Auge, pour restauration à l'église, 2 000 fr. ; à La Lande-Vaumont, pour construction du clocher de l'église, 800 fr. ; à Truttemer-le-Petit, pour reconstruction de l'église. 2 000 fr.


Juin 1880 - Secours aux communes.

Un secours de 1 300 fr. a été accordé à la commune de Fontenay-le-Pesnel, pour la construction d'une école de garçons et d'une école de filles. Il a été accordé à la commune de Neuilly-le-Malherbe un dernier secours de 600 fr. pour l'aider à payer la réparation de l'église et du presbytère.


Avril 1888 - Mort accidentelle.

Dimanche dernier, dans la soirée, le sieur Paul Duval, cultivateur à Longraye, revenait de Caen, de la foire aux chevaux. Arrivé à Fontenay-le-Pesnel, il eut l'idée de descendre de voiture pour donner de l'avoine à sa jument. La bête s’emporta et renversa son maître qui passa sous une des roues de la voiture. Grièvement blessé, le malheureux cultivateur put être transporté à Longraye, où, une demi-heure après, il expirait. Il était âge de 63 ans.


Mai 1888 - Beaucoup de bruit pour rien.

Léonce Flambard, 32 ans, domestique à Fontenay-le-Pesnel, avait bu toute la journée avec un ami. Sous l'empire d'une idée d'ivrogne, il dit à son compagnon de lui prêter sa montre pour une heure, il la garda toute la nuit et ne songea à la rendre que le lendemain. Mais il était trop tard, plainte avait été portée et procès-verbal dressé. Le parquet aurait bien pu se dispenser de poursuivre. C'est ce qu'a pensé le tribunal, car il a acquitté le pauvre domestique.


Octobre 1892 - Suicide.

Lundi, François Feugères, 61 ans, journalier à Fontenay-le-Pesnel, a été trouvé pendu à une poutre de sa maison. Feugères buvait beaucoup et on suppose que c'est étant en état d'ivresse que l'idée du suicide lui est venue, attendu qu'il gagnait largement sa vie.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Septembre 1893 - Incendies.

Un incendie a éclaté au domicile du sieur Albert Friley, journalier à Fontenay-le-Pesnel, et a détruit un corps de bâtiment. Pertes, 3 000 fr. pour les immeubles, et 1 200 fr. pour les récoltes et les objets mobiliers. Le tout assuré.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Décembre 1894 - Le froid.

Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Décembre 1894 - Chevaux et mulets.

Les propriétaires de chevaux, juments, mulets et mules devront se présenter a la mairie de leur commune avant le 1er janvier pour faire la déclaration des animaux qui sont en leur possession, sans aucune distinction, et en indiquer l'âge et le signalement. Il leur sera donné récépissé de cette déclaration. La loi punit d'une amende de 25 fr. à 1,000 fr. le défaut de déclaration.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Décembre 1894 - Suites d’un accident.

Il y a une quinzaine de jours, dans la soirée, un sieur Lebreton, journalier à Fontenay-le-Pesnel, s'en revenait chez lui, lorsque, à moitié de la côte de Juvigny, il fut renversé par une voiture non éclairée qui descendait à fond de train. Le conducteur de la voiture, M. Gaultier, qui habite Tilly, fit transporter le blessé à Fontenay. Ce n'est que deux jours après cet accident que le médecin fut appelé à donner des soins au malade, mais ce fut inutilement, car Lebreton est mort sans avoir repris connaissance.
(Le Bonhomme Normand)


Avril 1895 - Découverte d’un cadavre.

La semaine dernière, M. Benoist, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel, visitant une de ses pièces de terre, découvrit le cadavre d'un individu étranger à la contrée, dont la tête était presque entièrement mangée par des animaux où des corbeaux. Ce cadavre est celui du nommé Jules Combaux, 54 ans, demeurant à Caen.
(Le Bonhomme Normand)


Juin 1895 - Orages.

Les orages se succèdent en France sans interruption. En Normandie, il n'y a eu que des dégâts matériels. Cependant, un cheval a été tué par la foudre à Fontenay-le-Pesnel, à Caen, le tonnerre est tombé sur les églises Saint-Pierre et Saint-Sauveur et sur d'autres points.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Janvier 1896 - Mérite agricole.

Ont été nommés : MM. Pierre Binet, ingénieur civil à Caen ; Henri Costard, fermier à, St-Martin-de-la-Lieue ; Larue, maire de Fontenay-le-Pesnel ; Laverge, cultivateur à St-Contest ; Ledoux, arboriculteur à Blangy-le-Château ; Ménard, maire de Croisilles ; Pilier, maire de Saint-Aubin-sur-Mer ; Ruffier, cultivateur à Ammeville.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Août 1896 - Attentat à la pudeur.

Dimanche, le nommé Adrien Fougis, 57 ans, jardinier à Fontenay-le-Pesnel, a été arrêté sous l'inculpation d'attentat à la pudeur sur trois petites filles de cette localité.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Septembre 1896 - Mauvaise graine.

Adrien Fougis, jardinier, est âgé de 37 ans, Il était au service de Mme de Bauchamps, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel. Sous prétexte de leur donner des fleurs, il attirait des fillettes de 11, 12 et 13 ans. Sans abuser de ces enfants, il les poussait à des actes qui ont dû leur ouvrir largement l'imagination.
Poursuivi pour outrage à la pudeur, Fougis a été condamné à huit mois de prison.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Octobre 1896 - Danger des allumettes.

Un incendie considérable s'est déclaré à Fontenay-le-Pesnel, à la ferme de M. Désobeaux. Tous les bâtiments ont été la proie des flammes. Les secours ne sont arrivés que tardivement et la pompe de Fontenay était seule à combattre l'incendie avec des tuyaux en mauvais état.
Le feu a été mis par un enfant de six ans, pupille du fermier, qui jouait avec des allumettes dans l'écurie. Pertes : 20 000 francs ; il y a assurance.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Février 1898 - Accident mortel.

Le sieur Gustave Dumont, qui travailla dans une carrière à chaux à Fontenay-Ie-Pesnel, a été surpris par un éboulement. Relevé avec les deux jambes broyées et des contusions internes, le malheureux a succombé deux heures après.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Avril 1898 - Découvertes de cadavres.

On a retiré de la Seulles, à Fontenay-le-Pesnel, le cadavre d'un individu de 50 ans. Plusieurs personnes ont rencontré le long de la rivière cet homme qui se cachait à leur vue. Aucune trace de violence n'a été relevée sur le corps.

Le cadavre présumé du sieur Alfred Dulong, 21 ans, garçon boulanger, ayant demeuré à Lisieux, a été découvert dans la rivière la Touques, à Pierrefitte.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Septembre 1898 - Incendies.

Le feu a réduit en cendres une meule contenant 11 000 gerbes de blé, 2 000 d'avoine et 1 500 d'orge, appartenant au sieur Georges Fouquet, fermier à Petiville, près Troarn. On a trouvé, sur le lieu du sinistre, un gant de peau. L'incendie a dû prendre a un tas de râtelures qui se trouvait près de la meule et y aura communiqué le feu. Pertes 14 500 fr. Assuré pour 12 000 seulement.


Avril 1899 - Incendie.

Un incendie dont les causes sont inconnus s'est déclaré le 11 avril, vers 9 heures du matin, dans un bâtiment à usage de grange et hangar, appartenant à M. Albert Hamelin, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, hameau des Hauts-Vents. Trois veaux qui se trouvaient sous le hangar ont pu être sauvés, mais une voiture à gerbes, un tonneau vide, une certaine quantité de bois de débit et 60 bottes de paille, ainsi que le bâtiment, qui mesurait 10 mètres de long sur 6 m. 50 de large, ont été détruits, malgré les efforts de M. Hamelin, de son personnel et des voisins.


Avril 1900 - Excitations à la débauche.

M. Daudet, commissaire de police du premier arrondissement, à Caen, a dressé procès-verbal contre la nommée Henriette Mauger, veuve Dieudonné, 42 ans, débitante de boissons et logeuse en garnis, à Caen, rue St-Jean, 195, pour avoir habituellement, excité et favorisé la débauche de jeunes filles mineures de 18 ans.
Procès-verbal a été dressé contre la nommée Augustine Marie, 36 ans, journalière à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, pour excitation de mineurs à la débauche.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Septembre 1900 - Les bandits de grand chemin.

Le lendemain, nouvelle: agression, à 8 heures du soir, sur la route, près Fontenay-le-Pésnel. Revenant en voiture de Grainville-sur-Odon, le sieur Eléonore Regnault, 62 ans, cultivateur à Audrieu, a été attaqué par quatre individus qui l'ont renversé, bâillonné et conduit dans un champ, où ils l'ont fouillé. Leur butin a été maigre, car ils n'ont trouvé sur le sieur Regnault qu'un mouchoir, un couteau, un paquet de tabac et une pièce de dix sous. Les malfaiteurs ont pris la fuite dans la direction de Bretteville-Tessel, sans avoir pu être reconnus, On croit que de sont les mêmes malfaiteurs qui opèrent dans la contrée, terrorisée par toutes ces agressions. L'un des agresseurs serait Louis Morin, l’un des évadés de la prison de Caen, aujourd’hui sous les verrous, ainsi que son compagnon d'évasion.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Février 1901 - Suicide.

La fille Marie Guérin, 36 ans, servante à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, s'est asphyxiée à l'aide d'un réchaud de charbon. On ignoré les motifs qui ont poussé la malheureuse à se donner la mort.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Novembre 1901 - Agressions.

On nous écrit de Fontenay-le-Pesnel, près Tilly, que le sieur Chatel, 65 ans, serait mort des coups que lui auraient portés le soir, sur la route, deux individus restés inconnus. On dit qu'un richard de l'endroit aurait refusé une botte de paille pour y déposer la victime de cette lâche et inqualifiable agression.

Ces jours-ci, deux jeunes gens de Soliers, près Caen, qui filetaient aux alouettes, ont été attaqués par deux individus, fileteurs aussi, qui, sans motif, se ruèrent sur eux, les assommèrent à moitié à coups de bâton et s'emparèrent de leur filet.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Février 1903 - Disparition.

Le sieur Charles Lepleux, 76 ans, journalier à Fontenay-le-Pesnel, près Tilly-sur-Seulles, est disparu depuis le 26 janvier du domicile de son fils Eugène, journalier chez lequel il demeurait. On ne sait ce qu'il est-devenu.

Le sieur Émile Dechan, 45 ans, ouvrier jardinier, domicilié route de Ouistreham à Caen, est disparu de son domicile depuis le 20 janvier dernier. Il est Veuf et vivait seul.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Assassinat été 1917


Juin 1917 - Pour la mobilisation civile.

Tout homme de 16 à 60 ans, non présent sous les drapeaux, est tenu de faire sa déclaration à la mairie de la commune où il se trouvera dans la nuit du 7 au 8 Juillet.


Juin 1917 - Gare les mouches !

Avec les chaleurs orageuses qui sévissent en cette fin de printemps, les mouches pullulent et on sait combien ces insectes sont dangereux à cause des germes toxiques qu'ils peuvent transporter. La plus rigoureuse propreté s'impose donc, à la ville et à la campagne. Il importe de ne laisser subsister aucun foyer d'infection, de surveiller les fumiers, fosses d'aisances, d'immondices. Il y a une dizaine de jours, le cadavre d'une vache noyée descendait le cours de l'Orne. Un arbre tombé d'une propriété, sise sur le coteau de Fleury-sur-Orne, au-dessus des Quatre-Carabines, et qui barre presque entièrement le cours de la rivière, a arrêté cette charogne. Elle y est restée et fait l'effroi des riverains et des canotiers, que des essaims de mouches poursuivent. Compte-t-on sur les crues de l'automne prochain pour débarrasser notre joli cours d'eau de ces dangereuses stagnations ?


Novembre 1917 - Évasion de 3 prisonniers allemands.

Deux prisonniers Allemands du camp de Fontenay-le-Pesnel avaient réussi à s'enfuir, d'une ferme où ils travaillaient en équipe agricole. Ils ont été arrêtés près de Rouen par 2 employés des chemins de fer de l'État et conduits à la gendarmerie.


Février 1918 - La fraude du lait.

Mme Marie-Louise Féret, femme Marie, 52 ans, cultivatrice à Fontenay-le-Pesnel, a mouillé son lait dans la proportion de 28 à 30 %. Elle est condamnée à 500 francs d'amende, aux insertions dans trois journaux et à l'affichage prévu par la loi, à son domicile, au marché de Caen et à la mairie de sa commune. De pareils agissements doivent être poursuivis et sanctionnés sans pitié.


Avril 1918 - Arrestation.

Sur réquisition de l'autorité militaire, les gendarmes de Tilly-sur-Seulles ont arrêté et conduit à la prison militaire de Rouen, le soldat Anatole Guérin, détaché à la terre à Fontenay-le-Pesnel, auteur d’une scène de violence.


Juin 1921 - Pitié pour les chiens.

Le nommé Albert François, 51 ans, marchand de poison à Fontenay-le-Pesne!, canton de Tilly-sur-Seulles, en tournée à Caen, s'est vu dressé procès-verbal pour avoir attelé cinq chiens sans autorisation.
(Source : Le Bonhomme Normand)


Janvier 1925 - Un triste individu.

La gendarmerie de Tilly-sur-Seulles vient de mettre en état d'arrestation un garnement de 10 ans, Gabriel Barette, soupçonné depuis un certain temps d'être l'auteur de plusieurs méfaits commis dans la région. Interrogé pour bris d'un vitrail à la petite chapelle dite de l'Apparition, ce gamin a reconnu avoir dérobé, au mois d'août dernier, un billet de 50 fr. chez son patron, M. Léon Culay, maître maçon à Fontenaye-le-Pesnel. Il a également avoué s'être rendu coupable de l'incendie qui dévora, le 20 septembre, une meule d'orge appartenant à M. Lemarchand, cultivateur. Il y a deux ans, il dérobait à un camarade un pantalon et une paire de sabots. On croit également qu'il brisa, au début de décembre, la grosse caisse de la musique de Fontenay.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)


Juin 1926 - Rixe tragique entre un automobiliste, un conducteur de cylindre et trois cantonniers.

Il y a quelques jours, M. Lefrançois, marchand de légumes à Caumont-l'Éventé, se rendait à Caen en automobile. Après avoir dépassé le bourg de Fontenay-le-Pesnel, il aborda le cylindre à vapeur qui occupait une partie de la chaussée en réfection sans tenir compte du signal d'arrêt. M. Lefrançois continua sa route sans ralentir, malgré l'ordre du chef cantonnier qui dirigeait les travaux. M. Louis Leforestier, mécanicien du cylindre, outré d'une telle désinvolture, fit machine en arrière pour barrer la route à l'automobile. Un accrochage se produisit et le garde-boue de l'auto fut détérioré. Ayant garé sa voiture un peu plus loin, M. Lefrançois revint sur ses pas pour s'expliquer avec le mécanicien. L'entrevue ne devait pas être des plus cordiales. M. Leforestier, qui avait son tisonnier à la main, se trouva tout-à-coup désarmé par son adversaire qui le roua de coups. Témoins de la scène, les cantonniers Valette, Dumesnil et Geneviève accoururent pour porter secours au mécanicien du cylindre. A son tour l'automobiliste reçut une raclée magistrale. Émue de son état, Mme Leforestier s'offrit a lui donner des soins dans la roulotte qui sert de logement au conducteur du cylindre, mais le marchand de légumes dut promptement abandonner cet asile devant les menaces du mari. Les cantonniers l'escortèrent jusqu'à sa voiture pour prévenir une nouvelle agression.


Mars 1927 - Les arbres se vengent.

Le petit Émile Le Menuet, 9 ans, se trouvait près de son grand-père qui abattait un arbre près de Fontenay-le-Pesnel, canton de Tilly-sur-Seulles. L'arbre tomba brusquement et écrasa le malheureux enfant. Le bassin broyé et la cuisse brisée, le pauvre petit est mort en arrivant à l'hôpital de Caen.


Mai 1927 - Les méfaits de l'orage.

Avec les premières chaleurs sont arrivés les premiers orages. D'une façon générale, ces pluies violentes ont fait le plus grand bien aux cultures mais certains accidents, causés par la foudre sont à déplorer : À Fierville-les-Parcs, canton de Blangy-le-Château, un bœuf et une vache prête à vêler, appartenant M. Goulley, ont été tués. De même à Fontenay-le-Pesnel ou une vache, à M. Pieplu, a été foudroyée. Tout près de là, à Tilly-sur-seulles, le fluide est tombé sur le bureau de poste, interrompant les communications téléphoniques. A Argences, il est tombé en 20 minutes 41 millimètres d'eau ce qui, de mémoire d'homme, ne s'était jamais vu. Aussi, par suite de l'insuffisance des égouts, les rues ont-elles été un moment transformées en torrents et de nombreux rez-de-chaussée inondés. Enfin, à Pont-l'Évêque, un poteau télégraphique, route de Lisieux, a été sectionné par la foudre qui est également tombée sur le garage Even, rue d'Alençon, où les dégâts ont été purement matériels.


Janvier 1930 - Accident de motocyclette.

M. André Léonel, 27 ans électricien, demeurant à Caen, 36, rue Bosnières, rentrait de Trungy à son domicile, en motocyclette. Près le calvaire du Fontenay-le-Pesnel, il heurta une vache appartenant à M. Louis Verrolles, cultivateur. M. Léonel tomba de machine et déchira son imperméable. En outre, sa motocyclette subit quelques dégâts. Le motocycliste qui estime son préjudice à 200 fr., a porté plainte contre M. Verrolles.
(Source : L’Indicateur de Bayeux)


Janvier 1932 - Tribunal Correctionnel de Caen.

Audience du 5 janvier 1932. Présidence : M. Deshayes ; Ministère public : M. Esnaud.

Le sieur Laplanche, livreur à Caen, faisait des tournées dans les environs et livrait des produits d'épicerie à Fontenay-le-Pesnel. A diverses reprises il s'était aperçu qu'il était l'objet, dans cette localité, de vols multiples ; il constatait que pendant son court séjour dans une épicerie de cette commune plusieurs articles lui étaient dérobés. Pour pincer le voleur, un de ses camarades se cacha dans la camionnette et surprit le nommé Carville Auguste, 37 ans, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel au moment où ce dernier venait faire sa provision habituelle. Carville, malgré l'évidence nia farouchement les faits au cours de l'enquête de gendarmerie et continua ses dénégations pendant l'audience. Ce n'est qu'au moment où le jugement allait être rendu qu'il passa des aveux, cette circonstance, malgré toute la mauvaise volonté dont il avait fait preuve, lui permit d'obtenir le sursis. 3 mois d'emprisonnement avec sursis et 50 francs d'amende. Défenseur : Me Grandsard.
(Source : Le Moniteur du Calvados)


Juillet 1936 - Ouverture des débits de boissons à l’occasion du 14 juillet.

Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les débits de boissons et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant.
(Source : Le Moniteur du Calvados)


Juillet 1936 - Un dangereux feu de cheminée.

Hier, dans la soirée, un violent feu de cheminée s'est déclaré au château de Boislonde, habité par Mme Demesnil. Comme le sinistre menaçait de s'étendre, les pompiers de Caen furent appelés et après plusieurs heures d'efforts, réussirent à le circonscrire.
(Source : Le Moniteur du Calvados)


Août 1937 - La kermesse de Fontnay-le-Pesnel.

La kermesse organisée par M. le Curé et ses dévoués collaborateurs et collaboratrices, dimanche dernier à Fontenay-le-Pesnel a réussi à merveille. Celle-ci s'est déroulée dans le cadre magnifique de l'avenue du Château de Saint-Aubin, aimablement prêtée, pour la circonstance, par Mme Mulot. M. de Longuemare, conseiller général, M. Aze, président du groupe régional des Anciens Combattants, nous ont fait l'honneur de leur visite. On a remarqué parmi les visiteurs le R.P. Sanson, M. le Curé de Notre-Dame de Caen accompagné de nombreuses familles de la paroisse, son vicaire, une bande joyeuse de cyclistes, les jeunes gens du Patronage. M. l'abbé Agasse, entouré de ses paroissiens, a voulu aussi être de la fête. Une longue file d'autos témoignait de la foule qui se pressait aux différents comptoirs. Beaucoup de commerce, de la gaieté, de l'entrain, une vraie fête de famille, tel a été le résultat de cette bonne après-midi du 9 août 1937, à Fontenay-le-Pesnel.
(Source : Le Moniteur du Calvados)


Février 1938 - Une singulière affaire.

M. Richard Renout, 82 ans, propriétaire à Fontenay-le-Pesnel, s'est présenté aux gendarmes et a déclaré qu'au cours de la nuit, un malfaiteur s'était introduit au rez-de-chaussée de son habitation. Le malandrin, s'éclairant à l'aide de torches en papier, avait endommagé une armoire en essayant de l'ouvrir et avait exploré le tiroir d'une table de toilette. Il s'était enfui sans rien emporter. D'après le neveu de M. Renout, le cambrioleur avait pénétré dans la maison en passant par une fenêtre dont l'une des vitres avait été brisée il y a quelques semaines. Or, en examinant la dite fenêtre, les gendarmes ont observé qu'une longue et épaisse toile d'araignée la barrait, ce qui prouvait, de toute évidence, qu'elle n'avait pas été ouverte depuis longtemps. D'autre part, ils ont relevé sur les supports du tiroir de la table de toilette une poussière assez abondante témoignant que le dit tiroir n'avait pas été déplacé. M. Renout accuse un journalier de la commune, déjà condamné pour vol à son préjudice. Le suspect protesta véhémentement de son innocence.
(Source : Le Moniteur du Calvados)


Avril 1938 - On identifie dans un insoumis, l’auteur de plusieurs cambriolages commis dans la Manche.

Alors qu'ils se trouvaient dans un car, deux gendarmes de la brigade de Tilly-sur-Seulles apercevaient sur la route, près de Fontenay-le-Pesnel, un individu dans lequel ils reconnaissaient un certain Gustave Vibert, 23 ans, journalier, sans domicile fixe, originaire de Caen, qui leur avait été signalé comme insoumis par la gendarmerie de cette ville et qu'ils avaient récemment identifié. Descendant immédiatement de voiture, ils appréhendaient l'individu et le conduisaient à leur caserne. Fouillé, Vibert fut trouvé en possession d'une médaille religieuse en argent et d'un stylographe de marque. Sachant que leur « client » avait séjourné peu de temps auparavant dans la région de Bameville et de Saint-Jorre (Manche), ils téléphonèrent aux brigades de ces localités et apprirent que de semblables objets avaient été dérobés au cours de cambriolages. Interrogé, Vibert passa des aveux.
Il déclara que :

Questionné sur ce qu'il avait fait du pistolet, Vibert assura qu'après avoir tiré une vingtaine de cartouches, il avait jeté l'arme dans un champ voisin de la route de Courseulles, à Caen. Vibert, qui est titulaire de trois condamnations pour vol et délit de chasse, a été écroué à la Maison d'Arrêt de Caen.
(Source : Le Moniteur du Calvados)


Avril 1939 - Les exploits d’un voleur de vélos.

Lundi matin, Mlle Arlette Juste, se rendant à la messe, avait déposé sa bicyclette neuve dans le cimetière de Fontenay-le-Pesnel. Quelle ne fut pas sa stupéfaction, à la sortie de l'office, de ne plus retrouver sa machine à l'endroit où elle l'avait laissée. Mlle Juste s'en alla déposer une plainte à la gendarmerie de Tilly-sur-Seulles. Les recherches effectuées permirent de retrouver, dans l'après-midi, la bicyclette à Sermentot. Mais l'individu, auteur du vol, après avoir abandonné la bicyclette de Mlle Juste, s'en fut en prendre une d'homme — sans doute plus à sa convenance — également neuve, appartenant au jeune Martin, de Sermentot. La gendarmerie continue son enquête en vue de retrouver l'auteur de ces vols.
(Source : Le Moniteur du Calvados)


Mars 1940 - Arrestation.

En vertu de l'extrait du jugement du tribunal de Commerce de Caen, en date du 19 octobre dernier, l'ayant condamné à un mois d'emprisonnement pour vol de récoltes, la femme Alphonsine Victoire, 38 ans, journalière agricole à Fontenay-le-Pesnel, a été arrêtée par les gendarmes de Tilly-sur-Seulles et mise à la chambre de sûreté de la brigade ; avant d'être transférée à la maison d'arrêt de Caen.


Mai 1942 - Deux voleurs sont arrêtés.

De nombreux vols de volailles, pommes de terre, engrais, etc.. étaient commis depuis l'hiver dernier dans la commune. Le 9 courant, M. Gaston Noury, cultivateur, porta plainte à la gendarmerie de Tilly-sur-Seulles pour vol de 80 kgs de pommes de terre et de plusieurs litres d'eau-de-vie commis la nuit précédente et par effraction. L'enquête, qui débuta chez une dame Pierre, née Charlotte Aublet, 56 ans, ouvrière agricole, révéla la présence d'objets compromettants et permit vite de retrouver les coupables. Cette dame avoua que son ami, Joseph Lepelletier, 43 ans, couvreur, rapportait des produits de la ferme qu'elle recelait à la maison et qu’ils consommaient en famille. Elle accusa également le nommé Jules Marie, dit « Le Rouquin », 38 ans, ouvrier agricole, de se ravitailler à bon compte. Celui-ci, interrogé, a reconnu avoir dérobé une poule chez Mme Renouf, des pommes de terre au préjudice de M. Noury, des engrais chez M. Guillaume et de l'argent chez M. Legrand. Appelé à son tour à fournir des explications au cours de la perquisition effectuée chez lui, « Le Rouquin » avoua également avoir recelé un passe-partout qui serait la propriété de M. Raymond Drouin, charron à Tilly. Lepelletier et Marie furent aussitôt appréhendés non sans que ce dernier ait opposé une vive résistance aux gendarmes en les outrageant copieusement. Au moment de leur arrestation, les deux voleurs étaient en possession d'un trousseau de clés important qu'ils prétendaient avoir trouvé et qui leur servait à cambrioler la nuit. Les deux malfaiteurs ont été conduits devant M Jacobson, juge d'instruction, qui a délivré un mandat d'arrêt contre, eux. Quant à la femme Pierre, laissée en liberté, elle sera poursuivie pour complicité.
(Source : Ouest-Eclair)


Septembre 1942 - Pour les prisonniers.

A Fontenay-le-Pesnel, fête de village organisée par les jeunes gens au profit des prisonniers des communes de Fontenay et de Tessel, le dimanche 27 septembre. A 11 h. 30, messe des paysans ; à 16 h., vêpres et ouverture des jeux, attractions variées, courses aux ânes. En vente : moutons, volailles diverses, etc... Le fakir El Amahabab a promis son concours. Entrée, 2 francs.


Septembre 1945 - La série tragique.

En labourant un champ, le tracteur que conduisait M. Jean Rouillot, cultivateur à Fontenay-le-Pesnel, a sauté sur une mine, tuant le conducteur et blessant grièvement M. Courtois qui l’accompagnait. Ce dernier est décédé à son arrivée à l’hôpital de Caen.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Avril 1946 - Un beau tableau de chasse.

Si vous avez perdu la ligne de mire, adressez-vous aux chasseurs de Fontenay-le-Pesnel, au cours de deux battues effectuées sur le territoire de la commune, ceux-ci ont tué 20 renards, 1 sanglier, et un blaireau.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Mai 1946 - Pour améliorer leur ordinaire.

Deux prisonniers allemands, cantonnés à Fontenay-le-Pesnel, ont volé un veau appartenant à Mme Groult, cultivatrice à Coulombs. Lorsque les gendarmes mirent la main au collet des boches, l’animal était déjà abattu, les morceaux mis en sacs et cachés dans un bois.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Septembre 1946 - L’aide aux sinistrés de Fontenay-le-Pesnel.

Après l’Île-de-France, le Maine est venu au secours de cette localité si éprouvé. Une délégation composée de représentants du canton de Beaumont-sur-Sarthe a remis à la municipalité une somme importante collectée en faveur des habitants de la commune.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Novembre 1946 - Crise municipale à Fontenay-le-Pesnel.

Pour protester contre les obstacles apportés à l’installation d’un boulanger dans la commune, le Conseil municipal de Fontenay-le-Pesnel a envoyé sa démission à M. le préfet.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Novembre 1946 - Une auto heurte un attelage.

Prés de Fontenay-le-Pesnel, sur la route de Caen à Caumont, une auto conduite par un commerçant d’Epinay-sur-Seine, a heurté un attelage de trois chevaux conduits par M. Georges Lebourgeois fils. L’un des animaux a dù être abattu. L’automobiliste aurait été ébloui par l’éclairage d’une voiture venue à sa rencontre.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Janvier 1947 - Toutes les terres exploitables doivent être utilisées.

Toutes terres incultes ou abandonnées peuvent faire l’objet d’une demande de concession pour être remises en exploitation. Bien qu’en dehors des terrains pas encore déminés ou non remis en état, les terres incultes soient rares dans le Calvados, il est possible que certaines parcelles ne soient pas utilisées. Les demandes de concessions doivent être adressées à la Préfecture du Calvados, 4e division.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Janvier 1947 - L’entretien des tombes des militaires alliés.

La commission Impériale des sépultures militaires britanniques procède à l’aménagement définitif des nécropoles ci-après : Cimetières militaires britanniques de Fontenay-le-Pesnel, Secqueville-en-Bessin, Ryes, Cambes, Douvres-La-Délivrande, Tilly-sur-Seulles, Hottot-les-Bagues, Hermanville, Brouay, Saint-Manvieu, Ranville-Jeruzalem, tombes britanniques du cimetière communal de Ranville, cimetières militaires canadiens de Brettevile-sur-Laize et Bény-sur-Mer, Cimetière militaire polonais de Langannerie. Des arbustes et des fleurs vont y être plantés. Les personnes ayant adopté des tombes de soldats sont priées de n’y déposer que des fleurs coupées et de s’abstenir de déposer des couronnes artificielles ou des récipients quelconques (vases, douilles d’obus, etc…).
(Source : Le Bonhomme Libre)


Janvier 1947 - Les visiteurs indésirables.

En l’absence des propriétaires partis en voyage, des inconnus ont pénétré par effraction au domicile de Mme et M. Pageot, à Fontenay-le-Pesnel. Tous les meubles ont été bouleversés. La gendarmerie de Tilly a été prévenue par un voisin, M. Vauvrecy, qui avait été chargé de la surveillance de la maison.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Janvier 1947 - La crise municipale de Fontenay-le-Pesnel.

M. Jacquet, secrétaire général de la Préfecture, a procédé à l’installation de la délégation chargée d’administrer la commune. Celle-ci n’est plus composée que de MM. Vissault, secrétaire de mairie à Tilly-sur-seulles, et Manissier, de Caen, un conseiller municipal de Tilly, M. Le Coudray, s’étant récusé en dernier moment. La délégation restera en fonctions jusqu’aux prochaines élections communales, à moins, comme l’a laissé entendre M. Jacquet, que les chose ne s’arrangent d’ici là.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Février 1947 - Une commune dans le pétrin.

Le deuxième tour de scrutin des élections municipales à Fontenay-le-Pesnel n’a pas eu plus de succès que le premier. Dimanche dernier, l’urne est encore restée vide. Et la journée s’est terminée par une démonstration des habitants devant le domicile de M. Le Coudray, conseiller municipal de Tilly-sur-Seulles, membre de la délégation spéciale nommée par le Préfet pour administrer la commune réfractaire.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Mars 1948 - Une profanation.

Espérant sans doute récupérer des objets de valeur ou plus simplement de récupérer du plomb, d’odieux malfaiteurs ont descellé le tombeau du poète Jean Regnault de Segrais, inhumé dans l'église de Fontenay-le-Pesnel. Le maire de la commune, M. Pinçon, a prévenu les gendarmes. C'est la deuxième fois depuis 1944 qu’une semblable profanation est commise.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Janvier 1949 - Le Calvados à l'honneur.

Enfin ! Enfin ! Après Caen, Falaise, Lisieux, Vire, Saint-Aubin-sur-Mer, un nombre imposant de localités de notre département viennent de se voir discerner la Croix de Guerre que leur ont mérité leur martyre au cours des combats pour la libération. Voici l'éloquent tableau d'honneur que nous sommes heureux de publier en espérant que ceux de nos villages encore oublié vienne bientôt ajouter leurs noms au livre d'or de l'héroïsme. Les lettres placées entre les parenthèses indique lors de la citation : R : régiment ; D : division.
Arrondissement de Caen
Canton de Tilly-sur-Seulles.

(Source : Le Bonhomme Libre)


Avril 1949 - Soyez bons pour les animaux.

En tournée à Fontenay-le-Pesnel, les gendarmes ont constaté que le fils de M. Gaston Gosset, cultivateur, conduisait un attelage de trois chevaux dont l'un était entravé et blessé. Bien que le conducteur ait déclaré que l'animal était une bête difficile à mener, son propriétaire n'en a pas moins fait l'objet d'une contravention pour infraction à la loi Grammont.
(Le Bonhomme Libre)


Juin 1949 - Un incendie à Fontenay-le-Pesnel.

Durant la nuit un incendie s'est déclaré au domicile de Mme Ghesquière, cultivatrice, dans une buanderie aménagée en poulailler. Le sinistre combattu par les pompiers de Caen a détruit 2 stères de bois, une charrette de haricots et 150 volailles dont 125 poulets. Le montant des dégâts s'élève à 150 000 francs.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Juin 1949 - Un jeune charretier mortellement blessé à Fontenay-le-Pesnel.

Assis sur la plate-forme d'une barrique à eau en compagnie de son frère Stanislas, 10 ans, le jeune Raymond Després, 15 ans, conduisait le véhicule dans le chemin de « La Poule ». La roue gauche de la voiture étant montée sur un caillou, la barrique se renversa projetant les deux enfants sur la chaussée. Le petit Stanislas se releva sans grand mal du fossé où il était tombé. Quand à son frère, le malheur voulut que dans sa chute, sa tête ella heurter le collier du cheval où il se défonça la tempe gauche. Aux appels poussés par le cadet, Mme Anne se porta au secours du blessé qui devait succomber un quart d'heure plus tard.
(Source : Le Bonhomme Libre)


Mars 1950 - Un énergumène.

Journalier de profession et braconnier à ses heures, un nommé Marie, dit « Rouquin », 46 ans, de Fontenay-le-Pesnel, alla chercher querelle à M. André Nicolle, garde au service de M. Pinson. Bousculé dans un ruisseau par M. Nicolle, une trempette ne refroidit pas la colère de Marie qui étant rentré chez lui pour prendre son revolver, revint au domicile de M. Nicolle pour l'en menacer. Marie a fait l’objet de 5 contraventions pour détention d'arme de guerre, port d'arme prohibée, menaces de mort, délit de chasse et ivresse. (Le Bonhomme Libre)


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