Personnalités Georges DUBOSQ

Histoire de Fontenay-Le-Pesnel G. DUBOSQ

"Georges" Gaston Raoul DUBOSQ

Infirmier, voleur, meurtrier, collabo puis chef d'un maquis de résistance

Né(e) le 8 mai 1903 à Fontenay-le-Pesnel, Calvados , France

Décédé(e) le 14 mai 1946 à Angers, Maine-et-Loire , France

Dubosc : Correspond à Dubois (celui qui habite un lieu-dit "le bois").

Chronologie

Une enfance et une adolescence difficiles

Les sources historiques décrivent une enfance marquée par un environnement familial instable. Georges Dubosq aurait été fils unique d'un couple désuni et aurait été principalement élevé par son père. Celui-ci aurait lui-même commis de petits vols, que Georges aurait commencé à reproduire très jeune.

Son parcours judiciaire commence extrêmement tôt. Selon l'étude historique consacrée au maquis Lecoz, il est condamné à plusieurs reprises à partir de l'âge de 14 ans et fréquente ensuite différentes institutions pénitentiaires pour mineurs jusqu'à sa majorité. C'est un élément important pour comprendre le personnage : son passé criminel ne commence absolument pas avec la guerre. Il devient un délinquant multirécidiviste avant même 1940, Dubosq accumule les infractions et les condamnations.

Son parcours est caractérisé par :

Il devient progressivement un personnage extrêmement mobile, capable de changer d'identité et de se présenter sous différentes professions. C'est cette capacité à se faire passer pour quelqu'un d'autre qui jouera un rôle déterminant pendant la guerre.

Sombre histoire du Maquis Lecoz

Le maquis Lecoz (ou Le Coz ou Lecoze) est un groupe de résistants qui opère de juillet à octobre 1944 dans le sud-est de l'Indre-et-Loire, entre le Cher et l'Indre, durant la Seconde Guerre mondiale.

Reconnu officiellement par les Alliés début août 1944, il bénéficie dès lors de l'assistance matérielle de Londres et de la Direction générale des services spéciaux du général de Gaulle. Il conduit avec succès une douzaine d'actions de guérilla qui occasionnent des pertes sévères à l'occupant allemand et participe à la libération provisoire de Loches le 16 août 1944. En parallèle, il mène une intense activité de pillage et de racket (une trentaine de victimes) ainsi que d'exécutions sommaires (17 ou 18 recensées). Les crimes et dérives du maquis Lecoz le définissent comme un « maquis noir ».

Son chef, le « capitaine » autoproclamé Lecoz, est arrêté par les autorités du gouvernement provisoire de la République française le 22 octobre 1944. Son procès révèle qu'il s'appelle en réalité Georges Dubosq, qu'il est un criminel, un voleur multirécidiviste, un ancien agent au service de la Gestapo. Il est accusé d'avoir utilisé la couverture de son maquis pour amasser une fortune estimée à 15 millions de francs, d'avoir commis de nombreux crimes dont l'assassinat de civils prétendument collaborateurs et de maquisards ayant protesté contre ses méthodes. Il est condamné à mort par un tribunal militaire le 17 octobre 1945 et fusillé le 16 mai 1946 à Angers. Ses deux principaux lieutenants sont condamnés à des peines de travaux forcés. La plupart des membres de son maquis sont cependant déclarés innocents et leurs faits de résistance sont reconnus à titre individuel : il est établi qu'ils ignoraient tout des motivations réelles d'un chef auquel ils n'osaient désobéir.

Wikipédia Maquis Lecoz

Livre sur le personnage et le Maquis Lecoz :

Voici un cliché pris du côté d'Orbigny en octobre 1944
de Georges Dubosq alias le captaine Le Coze,
sinistre personnage et usurpateur.

Il se fit appeler le docteur Jan alors qu'il n'était qu'un silmple infirmier, fit un temps de la collaboration puis sévit dans la région lochoise en créant un pseudo-maquis à partir de mars 1944.

Né en 1903 à Fontenay-le-Pesnel (Calvados), après avoir été jugé pour ses nombreuses exactions dont des meurtres arbitraires, il fut fusillé à Angers, attaché sur un brancard, le 14 mai 1946.
Le capitaine Le Coz avec des membres de son maquis (au centre avec le képi)

C’est l’une des grandes affaires de l’après-guerre. Elle est pourtant oubliée. Georges Dubosq, alias le capitaine Le Coz, a été condamné par le tribunal militaire d’Angers (Maine-et-Loire) pour avoir tué et pillé, à la tête de sa troupe armée. Dans la presse de l’époque et aux archives départementales, nous avons retrouvé un dossier qui rappelle cette histoire étonnante.

Le 14 mai 1946, à l’aube, des militaires pénètrent dans la cour de la prison du Pré-Pigeon, à Angers (Maine-et-Loire). Ils portent un brancard où un homme malade repose. Le brancard est dressé contre le poteau d’exécution. Un sous-officier donne ses ordres et les fusils font entendre une seule et même détonation. Le sous-officier s’approche du condamné et porte le coup de grâce d’une balle dans la tête. Georges Dubosq, plus connu sous le nom du capitaine Le Coz, vient de mourir.

Ouest-France Jean-François Vallée
Publié le 30/08/2026 à 07h02

COLLECTION PRIVÉE


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